jeancirnal
Poète libéré
Parfois je plonge, parfois je broie, parfois je ploie.
Une ombre plane dans mon crâne, elle obscurcit mes lettres.
Plus rien ne va, le monde tourne tout autour de moi,
Alors je reste là, assassin de mon être.
Tout est noir au dehors tout autant qu’en dedans
Et bien que j’aie encore mes yeux et toutes mes dents,
Je n’arrive plus ni à voir ni à discuter.
Je baisse les bras, je n’ai plus la force de lutter.
Le problème ne peut venir de moi. Moi, c’est moi !
Mon idiotie, elle vient forcément d’autre part.
Les autres. Oui, c’est les autres ! C’est eux le problème car
Si je suis coupable, alors le coupable c’est moi !
Pourtant même si j’aboie aveugle de temps en temps,
On ne peut pas dire que je sois dupe bien longtemps.
Appelle-moi Frankenstein, j’ai créé l’apathie,
Cette bête, ce monstre m’a échappé et j’en pâtis.