tieram
Maître Poète
Mise en image
de Flormed sur poésis
Mohammed Zeïd.
Ici
Amour d’été
On connaît ces saisons mais personne à l’été
Ne souscrit l’infortune à l’amour suscité,
Au silence importun il se peut qu’il recule
À l’oubli chacun sait le regret son enfer,
Le mystère est au cœur au retour de l’hiver
Tels amants dans le noir qu’un désir véhicule.
Il embrase le ciel, ces rayons, la couleur
Illumine le fard, qui sur l’écueil se meurt
L’interminable jour au bord du crépuscule,
Ces lueurs ont joui comme une aura qui luit
Forgeant le souvenir du remous de la nuit,
Tels amants dans le noir qu’un désir véhicule.
Ce mot transperce l’âme au sang frémit son cours
Car chacun stressé vaque au travail sans recours,
Venant du plus profond en l’abime l’accule,
L’éphémère éternise à l’instant amoureux ;
Sont couchés dans un pré les êtres bien heureux
Tels amants dans le noir qu’un désir véhicule.
Joignant à cette humeur sur un trait de crayon
Où rime au clair de lune un rire à mon rayon
Le soleil, la journée étouffe en canicule,
Sur l’ardeur qui rougeoie à la saison l’été,
Se pare du plaisir salant de volupté
Tels amants dans le noir qu’un désir véhicule.
Maria-Dolores