Les mourants vont et vienn’ sous les gyrophares bleus,
Masque au visage et perfusion dans les veines
Conduits par des vivants encor’ plus pressés qu’eux
Ils foncent accompagnés par le cri des sirènes.
Sous les regards éteints, sous les visages gris
L’oxygène accomplit sa dernière navette,
Dans un corps épuisé par l’assaut pour la vie,
Que se livrent à mort et la chair et la tête.
Juste avant de partir, de quitter la planète,
Dans un dernier soupir la vie fait le bilan,
En rayant du passif rosseries et défaites,
Pour ne garder en vie que l’amour en partant,
Une dernière fois, le clamer en râlant.
Masque au visage et perfusion dans les veines
Conduits par des vivants encor’ plus pressés qu’eux
Ils foncent accompagnés par le cri des sirènes.
Sous les regards éteints, sous les visages gris
L’oxygène accomplit sa dernière navette,
Dans un corps épuisé par l’assaut pour la vie,
Que se livrent à mort et la chair et la tête.
Juste avant de partir, de quitter la planète,
Dans un dernier soupir la vie fait le bilan,
En rayant du passif rosseries et défaites,
Pour ne garder en vie que l’amour en partant,
Une dernière fois, le clamer en râlant.