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Alorée 36

amapoesia

Nouveau poète
Plus qu’un dernier tournant,
Plus qu’un dernier couloir,
Et ils y seraient.
Le cachot de la reine était juste là.
Lentement, silencieusement,
Le dos plaqué contre la pierre,
Thésis tenta un rapide regard
Vers le dernier couloir.
Il était rempli de monstres !
Des Maars et des Aquares alpha.
Ils les attendaient, rangés par deux
Pour se gêner le moins possible au combat.
Au moins vingt combattants
De chaque espèce, armés jusqu’aux dents.
Ils n’avaient aucune chance.

Fixant le plafond
Tout en réfléchissant intensément,
Edron remarqua l’étrange architecture.
Quel esprit stupide ou ignorant
Avait bien pu concevoir
Pareille absurdité ?
Les moellons fixant la clé de voûte
Étaient si mal ajustés
Qu’ils semblaient pouvoir se détacher
À tout moment, faisant alors
S’effondrer le couloir tout entier.
Edron revint de quelques mètres sur leurs pas
Et pénétra dans une pièce
Qu’ils avaient dépassée peu avant.
Là, le plafond était parfaitement
Équilibré, bien soutenu et robuste.
Comme ce qu’il avait pu voir
Dans le reste de la forteresse.
Alors ce couloir…
L’idée germait dans sa tête
Et il devait la soumettre à Thésis.
Mais celle-ci n’approuva pas.
La reine Semali était trop proche.
C’était trop dangereux.
Et si tout s’effondrait ?
Bientôt pourtant,
Elle dû se rendre à l’évidence.
C’était leur seul plan.

Ils prirent encore le temps
De déterminer le meilleur moyen
De parvenir à leurs fins,
Puis se lancèrent à l’action.
Thésis fixa à l’une de ses flèches
La dague la plus fine d’Edron
Et la relia à une corde fine
Dont le prince avait noué
L’extrémité à son poignet.
Arcs bandés, ils jaillirent dans le couloir,
Edron arrosant de ses traits rapides
Les hordes ennemies,
Couvrant ainsi la guerrière
Qui décocha sa flèche daguée
Dans l’interstice entre deux
Pierres de la voûte.
Ils sautèrent aussitôt
À l’abri, derrière le mur
Et tirèrent de toutes leurs forces
Sur la corde.
La dague, profondément enfoncée
Par la puissance de jet de l’arc Aelder,
Descella, en se retirant,
Plusieurs pierres de la voûte.
Il y eut d’abord de la poussière,
Puis quelques pierres tombèrent
Sur les combattants de l’Ombre,
Puis le plafond entier du couloir
S’effondra sur eux,
Semant la mort et la destruction.
Edron et Thésis, quand à eux,
Avaient trouvé refuge
Dès le début de l’effondrement
Dans la première pièce du couloir.
Ils étaient sains et saufs.
Mais il leur fallu plusieurs
Longues minutes avant de pouvoir
Sortir, et voir, et respirer
Tant l’air était saturé de poussière.
Au-delà de leur refuge,
Tout n’était que gravats.
Excepté, de ci delà,
Un bras, une jambe, une arme,
Dépassant des décombres.
 
beau, courageux et malin!!! Aurait-il un grand frère ce magnifique Lycan? Oui je sais, j'étais censé faire ma vie avec un ondin, mais là je craque, j'avoue!Soupirrrrrrrrr...
 
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