Judy
Maître Poète
Allez, versez m’en encore!
Allez, versez-moi un verre!
Non, une armée bien en rang,
Faites vaciller mes vers
En imbibant fort mon sang.
Oui, enivrez de soleil
Mes yeux noyés de Pierrot
Sur cet horizon vermeil
Où dérive mon mélo.
Allez, versez-moi un verre
Rendez le temps supportable
À ce mutilé de guerre
Qui se vautre à cette table
Et puis tournez les talons
En ravalant vos reproches,
Que l’archet glisse au violon
À son ombre* me raccroche.
Allez, apportez plus fort!
Que le miel panse l’amer
Que le feu grise mes torts
À ce satanique éther
Et laissez-moi la bouteille,
À deux doigts des hauts-le-cœur
Qui irritent votre oreille,
Que s’épande ma douleur,
En vomissures fétides,
Que se perde ce mutin
De cette main qui sans bride
Fait louvoyer son destin …
Allez, versez m’en encore!
Que jaillissent les injures
Sur mes lèvres indolores
À vos irritants murmures,
Qui devant tant de dégoût
Balanceront sans égard
À ce ruisseau qu'est l’égout
Ce torchon, poisseux buvard,
Me jetteront à la rue
En me traitant de poivrot
De leur bavarde ventrue
Que je tairai d’un fier rot,
En pestant:« Que l’diable m’emporte! »
Sous un voile sans sommeil
Où rodent rats et cloportes,
Un cauchemar sans pareil
Peut-être bien sans réveil,
Un jour certain, éternel…
Mais ce soir un ange** veille
D’une bonté hydromel,
D’un amour sempiternel
Mais sans retour, sans rappel...........trop cruel!
Non, une armée bien en rang,
Faites vaciller mes vers
En imbibant fort mon sang.
Oui, enivrez de soleil
Mes yeux noyés de Pierrot
Sur cet horizon vermeil
Où dérive mon mélo.
Allez, versez-moi un verre
Rendez le temps supportable
À ce mutilé de guerre
Qui se vautre à cette table
Et puis tournez les talons
En ravalant vos reproches,
Que l’archet glisse au violon
À son ombre* me raccroche.
Allez, apportez plus fort!
Que le miel panse l’amer
Que le feu grise mes torts
À ce satanique éther
Et laissez-moi la bouteille,
À deux doigts des hauts-le-cœur
Qui irritent votre oreille,
Que s’épande ma douleur,
En vomissures fétides,
Que se perde ce mutin
De cette main qui sans bride
Fait louvoyer son destin …
Allez, versez m’en encore!
Que jaillissent les injures
Sur mes lèvres indolores
À vos irritants murmures,
Qui devant tant de dégoût
Balanceront sans égard
À ce ruisseau qu'est l’égout
Ce torchon, poisseux buvard,
Me jetteront à la rue
En me traitant de poivrot
De leur bavarde ventrue
Que je tairai d’un fier rot,
En pestant:« Que l’diable m’emporte! »
Sous un voile sans sommeil
Où rodent rats et cloportes,
Un cauchemar sans pareil
Peut-être bien sans réveil,
Un jour certain, éternel…
Mais ce soir un ange** veille
D’une bonté hydromel,
D’un amour sempiternel
Mais sans retour, sans rappel...........trop cruel!
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