benoit la plume
Maître Poète
ALL INCLUSIVE
En sa valise de vacancière
Elle a posé sa crème solaire,
Un livre guide pour les vieilles pierres,
La gamme de ses tenues légères.
Billets d’avion sur internet
Tout frais sortis de l’imprimante,
Près de l’ordi dans sa bannette
En jolies fleurs enthousiasmantes.
Son chat chartreux mis en pension
Chez une amie qui aime les bêtes.
Ça lui a mis de la pression
Pour dans sa caisse rentrer sa tête.
Compteurs fermés et l’eau coupée ;
Sa carte vitale européenne,
Ne surtout pas se l’oublier.
Tout est ok, plus rien ne traine.
Hello le soleil et la plage,
Et les piscines bien récurées,
Loin de la ville et des orages,
Du grondement des voies ferrées.
Un RER puis la navette,
Pénétrer dans l’aéroport
Et se coiffer de sa casquette
En traversant les corridors.
C’est mieux qu’un vent de liberté
Qui la soulève comme un fétu ;
La longue attente face aux guichets
N’est que bonheur sous-entendu.
Des cigarettes pour les matins
Qu’elle fumera en bikini,
Dans les boutiques de duty-free
Elle a craqué pour un parfum.
Sa vie ne vaut d’être vécue
Sans aventure, sans découverte,
All inclusive en substitut
D’une existence un peu déserte.
Une vie non entrecoupée
D’échappatoire, d’éloignement
Ne ferait que la dégoûter
Du jour de l’an au jour de l’an.
Goûter au décalage horaire
Pour se sentir venue d’ailleurs,
Quelques selfies en bord de mer
Debout, assise ou en tailleur.
S’en aller sans vraiment partir,
Changer d’hôtel, d’idée, de plage,
Se convertir sans se dédire
En abusant du mot partage.
Au bout d’la rue c’est l’aventure,
De l’authentique Pérou Mexique,
Avec en sus pour sa culture
Des découvertes gastronomiques.
Les mêmes alcools aux mêmes comptoirs,
Les mêmes couleurs aux excusions,
Les mêmes chansons aux mêmes soirs,
Les mêmes sourires en munitions.
En sa valise de vacancière,
Elle a posé sa crème solaire,
Un livre guide pour les vieilles pierres,
La gamme de ses tenues légères.
En sa valise de vacancière
Elle a posé sa crème solaire,
Un livre guide pour les vieilles pierres,
La gamme de ses tenues légères.
Billets d’avion sur internet
Tout frais sortis de l’imprimante,
Près de l’ordi dans sa bannette
En jolies fleurs enthousiasmantes.
Son chat chartreux mis en pension
Chez une amie qui aime les bêtes.
Ça lui a mis de la pression
Pour dans sa caisse rentrer sa tête.
Compteurs fermés et l’eau coupée ;
Sa carte vitale européenne,
Ne surtout pas se l’oublier.
Tout est ok, plus rien ne traine.
Hello le soleil et la plage,
Et les piscines bien récurées,
Loin de la ville et des orages,
Du grondement des voies ferrées.
Un RER puis la navette,
Pénétrer dans l’aéroport
Et se coiffer de sa casquette
En traversant les corridors.
C’est mieux qu’un vent de liberté
Qui la soulève comme un fétu ;
La longue attente face aux guichets
N’est que bonheur sous-entendu.
Des cigarettes pour les matins
Qu’elle fumera en bikini,
Dans les boutiques de duty-free
Elle a craqué pour un parfum.
Sa vie ne vaut d’être vécue
Sans aventure, sans découverte,
All inclusive en substitut
D’une existence un peu déserte.
Une vie non entrecoupée
D’échappatoire, d’éloignement
Ne ferait que la dégoûter
Du jour de l’an au jour de l’an.
Goûter au décalage horaire
Pour se sentir venue d’ailleurs,
Quelques selfies en bord de mer
Debout, assise ou en tailleur.
S’en aller sans vraiment partir,
Changer d’hôtel, d’idée, de plage,
Se convertir sans se dédire
En abusant du mot partage.
Au bout d’la rue c’est l’aventure,
De l’authentique Pérou Mexique,
Avec en sus pour sa culture
Des découvertes gastronomiques.
Les mêmes alcools aux mêmes comptoirs,
Les mêmes couleurs aux excusions,
Les mêmes chansons aux mêmes soirs,
Les mêmes sourires en munitions.
En sa valise de vacancière,
Elle a posé sa crème solaire,
Un livre guide pour les vieilles pierres,
La gamme de ses tenues légères.