maxipapy
Nouveau poète
Inspiré par Jacquou le Croquant
Cet hiver là, hélas avait été très dur.
Les loups hurlant de faim rendaient les lieux peu surs.
L'épais manteau de neige avait tout recouvert.
Un froid très intense avait figé les rivières.
Personne ne sortait, n'était-ce pour le bois
Qu'il fallait ramasser là, dans le sous-bois,
Afin d'alimenter un misérable feu
Et permettre aux enfants de se chauffer un peu.
Parmi ces pauvres gens, plus misérable encore,
Une jeune maman, serrant toujours plus fort
Un tout petit garçon, tâchait de lui donner
Le reste de chaleur de son corps affamé.
Ils n'avaient plus mangé depuis bientôt trois jours
Et la mère priait, demandant le retour
De son homme parti en quête de travail.
Mais, par un tel hiver qui tuait le bétail,
0ù pouvait il aller et gagner quelques sous,
Peut-être un peu de pain, de quoi tenir le coup ?
Enfin ! Il revenait, on entendait ses cris.
De loin, il appelait sa femme, son petit.
Un frisson les saisit, de joie : ils allaient voir
Le père retrouvé. C'était dèjà l'espoir !
Enfin, il était là, les embrassant tous deux
Déchargeant de son dos de quoi faire le feu.
Il entr'ouvrit son sac et en sortit du pain,
Un gibier qu'il avait braconné : un lapin.
N'accordant son regard affamé qu'à la miche,
Le petit en saisit un morceau. Il fut riche !
Et, tremblant, remerciant son père pour le don.
Il ne dit que ses mots, en pleurant : « Ah ! C'est bon ! »
Maxipapy
Cet hiver là, hélas avait été très dur.
Les loups hurlant de faim rendaient les lieux peu surs.
L'épais manteau de neige avait tout recouvert.
Un froid très intense avait figé les rivières.
Personne ne sortait, n'était-ce pour le bois
Qu'il fallait ramasser là, dans le sous-bois,
Afin d'alimenter un misérable feu
Et permettre aux enfants de se chauffer un peu.
Parmi ces pauvres gens, plus misérable encore,
Une jeune maman, serrant toujours plus fort
Un tout petit garçon, tâchait de lui donner
Le reste de chaleur de son corps affamé.
Ils n'avaient plus mangé depuis bientôt trois jours
Et la mère priait, demandant le retour
De son homme parti en quête de travail.
Mais, par un tel hiver qui tuait le bétail,
0ù pouvait il aller et gagner quelques sous,
Peut-être un peu de pain, de quoi tenir le coup ?
Enfin ! Il revenait, on entendait ses cris.
De loin, il appelait sa femme, son petit.
Un frisson les saisit, de joie : ils allaient voir
Le père retrouvé. C'était dèjà l'espoir !
Enfin, il était là, les embrassant tous deux
Déchargeant de son dos de quoi faire le feu.
Il entr'ouvrit son sac et en sortit du pain,
Un gibier qu'il avait braconné : un lapin.
N'accordant son regard affamé qu'à la miche,
Le petit en saisit un morceau. Il fut riche !
Et, tremblant, remerciant son père pour le don.
Il ne dit que ses mots, en pleurant : « Ah ! C'est bon ! »
Maxipapy