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AGBAZA

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orfevre

Nouveau poète
AGBAZA ********************************************** Agbaza man gni gan Djo agbaza do ni non dé té do Il arpentait les rues de scoa gbeto ,torse nu Les muscles bandés, trottant comme dans une geôle ,un détenu. Il était connu des inconnus et de ceux qui gagnaient à être méconnus, Il serait malvenu de lui chercher des noises, on vous aurait prévenu. Il avait un corps d'éphèbe et une tête de cerbère, Le produit d'un adultère entre une vie de forçat et un passé amer. il parlait comme un sage repu de ce que la sagesse a de plus beau, Cette étincelle qu'ont les mages, ce charisme qui les imprègne tel un sceau. Et dans la rue les badauds lui disaient: Agbaza man gni gan Et lui, avec l'impatience d'un sot répondait: Djo agbaza do ni non dé té do. C'est qu'il était rustre, le corps meurtri couvert de cicatrices, Le regard tenace projetant comme un vieux film , une palette de sévices , Blessures anciennes qui s'échappent de ses gestes tel un tas d'immondices On disait de lui qu'il était fort comme mille hommes et qu'il avait un pied de géant Même qu'il avait giflé un homme qui en avait perdu la vie, qu'il était lié au diable par un pacte de sang Il était l'exemple à ne pas suivre, une sorte de croquemitaine , Une chimère, l'ombre d'une légende urbaine. Et dans la rue les anciens lui disaient: Agbaza man gni gan Et lui, avec la sagesse d'un druide répondait: Djo agbaza do ni non dé té do. Et moi je voyais à travers lui, comme s'il était transparent Son cœur immense et cette présence qui s'échappait de son flanc. Il n'était pas, à mes yeux un fou mais un enseignant Apprenant la vie à quiconque le souhaite d'un seul regard, Courant après la vie qui souvent l'égare, Il était dans ces rues comme une étoile filante Montrant la voie à ne pas suivre aux enfants perdus entraînés dans les abîmes aux gueules béantes . Agbaza man gni gan Djo agbaza do ni non dé té do
 
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