jocelyne
Nouveau poète
Adieu.
Je sais à quoi m'attendre, c'est fini !
J'arrive maintenant au bout de ma vie.
On vient de m'annoncer l'horrible nouvelle,
Je reste inerte, sans réaction, c'est cruel !
Comment vais-je trouver la force de leur parler,
Quelle attitude adopter, afin de leurrer,
Ceux que j'aime plus qu'à l'infini :
Mes enfants adorés, mon tendre mari.
Je suis désespérée de ne pouvoir plus rêver,
Obligée de faire vite pour ne rien rater.
Je sais malgré tout, le temps m'est compté,
Ce qui m'anéantie, ne plus pouvoir les aimer.
La maladie qui a prit possession de moi,
Va s'installer doucement, me détruire pas à pas.
Les souffrances deviendront pénibles, sans fin,
Mais ce ne sera rien à côté de leur chagrin.
Je m'étais juré pourtant d'être la plus forte !
Je me sentais prête à tout, mais pas morte !
Pourrais-je "la " vaincre malgré mes efforts ?
Il faut que j'y croie, ainsi pas de remords.
Rude sera la bataille, la rage me dominera.
Je ne veux pas laisser mes amours ici-bas.
Ils ont besoin de moi et moi d'eux, l'intruse,
Vient s'insérer dans notre vie, vilaire ruse.
Je pleure de rage et de dépit, elle m'a vaincu !
Le combat était inégal ! Mes armes perdues.
La souffrance est trop dure, je ne peux l'endurer.
Laissez-moi partir, je vous en prie, mes aimés.