Tu m’eus au soir de ta vie , celui où j’entre maintenant moi aussi . Et après vingt huit ans de vie ensemble , là haut un triste jour tu partis , dans le grand jardin du Paradis . Tu aimais tant les cultiver , les jardins de la terre , et nous apporter de si bons légumes . Au soir de ma vie , ce soir de brume, je te dis que je t’aime papa. La vie n’avait pas été facile pour toi. Tu vécus deux guerres mondiales, ton premier mariage fut raté , puis tu vins à Liège . Tu fus toujours un courageux travailleur , mais aussi un alcoolique , au coeur pourtant si romantique . Tu adorais fredonner d’anciennes chansons françaises , d’Edith Piaf , de Maurice Chevalier ,d’Arletty..... toi qui vécus un an à Paris . Tu avais le coeur sur la main, tu avais une bonne morale , tu avais en horreur la débauche , toi qui fus pourtant un «homme à bonnes fortunes» . Mais la voilà ta bonne fortune : un fils qui pense à toi sans cesse , ayant vécu , quand tu mourus , la pire des détresses . Et qui en écrivant ce modeste poème , te dit : «papa , je t’aime» .