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A ma fille Floriane

Eléâzar

Maître Poète
Le dimanche se vêt aussi mal qu'en semaine
En ne sachant pas bien où sa vacance mène ;
Moi, je m’habille d’un rien lundi et jeudi
En fin d’après-midi je fais ce que je dis.

Le janvier glacé doit envier octobre
Quand effacé mars a l’attitude assez sobre ;
Moi j’aime un juin bien plus fin que le grossier août
Qui réchauffe avec soin ma peau douce de roux.

L’Amérique en cinquante était effervescente ;
L’Angleterre a gagné la décennie soixante ;
Je devins un mauvais chanteur en quatre-vingt
Et en deux mille un peu de mon talent revint.

Les jours les mois les ans n’étant jamais les mêmes
Je désire choisir ceux qui disent tu m’aimes ?
Et notamment décembre au moment de Noël
Qui me gâte autant que mon grand frère Joël.

Ce soir, j’avoue que je ne sais plus trop la date
A laquelle Abdel m’a fait goûter une datte
Mais le matin du dix juillet septante neuf
Est sorti de son œuf un beau bébé tout neuf.
 
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