Judy
Maître Poète
À ma claire fontaine
Mais qu’il fait bon venir me délasser
Aux ruisseaux de ma fontaine opaline,
Vous voir scintiller dès l’aube embrassée
Dans les reflets dorés de vos ondines.
Qu’il m’est doux de vous sentir frissonner
Entre mes doigts patients vous faufiler
Telle une anguille effrayée, tisonnée
Sous le satin de mon rêve effilé,
Entre mes doigts patients vous faufiler
Telle une anguille effrayée, tisonnée
Sous le satin de mon rêve effilé,
Surtout vous, les galants au combien dignes!
Vous qui courtisez la gracieuse rime
Comme l’hameçon au bout de ma ligne;
Vous pendre au bras d’un vers n’a rien d’un crime!
Vous qui courtisez la gracieuse rime
Comme l’hameçon au bout de ma ligne;
Vous pendre au bras d’un vers n’a rien d’un crime!
Mais pardonnez parfois mon inconduite
Si vous n’avez suffisante prestance
De vous remettre à l’eau sans donner suite,
Demain peut-être verra votre chance!
Si vous n’avez suffisante prestance
De vous remettre à l’eau sans donner suite,
Demain peut-être verra votre chance!
Car sans vous abimer à mon roseau
Je veux de mon art caresser l’espoir
De réchauffer votre sang froid mais beau
Au lit de ma page vierge d‘un soir,
Je veux de mon art caresser l’espoir
De réchauffer votre sang froid mais beau
Au lit de ma page vierge d‘un soir,
Rougir l’émotion sans vous décevoir
Jusqu’à brûler d’un sourire mes lèvres
Puis retourner sans mot à mon mouchoir
Et au chagrin qui transperce ma plèvre …
Jusqu’à brûler d’un sourire mes lèvres
Puis retourner sans mot à mon mouchoir
Et au chagrin qui transperce ma plèvre …
Dernière édition:
