titedidounette
Nouveau poète
Du temps gris, rejaillissent tous ses soucis ;
Lui ne vit ici qu’au travers de la pluie.
Brisé par cette lame immonde,
Ce monde aveugle l’inonde !
Il n’est pas d’ici, lui, l’étranger en sursis ;
Il n’est plus de là; de son regard surgit l’effroi.
Il est sans arme, l’apatride-
Sous le poids de mes larmes, il se ride.
Il a perdu son âme, l’apatride-
A son grand dam, ils sont si perfides !
Pointes acérées, un soir ils sont arrivés.
De leurs glaives sanguinaires, les rebelles amers
Ont détruit l’espoir, qui trainait sur le trottoir.
D’un coup sec, adieu le métèque !
Amoindri, il s’est évanoui dans la nuit :
Tenter de trouver refuge au milieu de ce déluge.
S’en suit la cavale-vers un idéal-
Pour réchauffer l’étincelle et semer leurs scalpels ;
Discrètement, les gestes lancinants,
Il vogue sur sa barque, pour que jamais plus on ne le remarque.
Du répit au repos, sur les flots
Ne l’apaise alors plus que le silence de l’écho.
Son seul horizon : le mirage d’une vie sans nuage ;
Son ultime naufrage : ce monde d’exception n’était qu’illusion !
Il est devenu l’Etre pâlot, celui caché sous les cageots ;
Son visage blafard vous effraie, au fond des gares.
Il est mort tant de fois, qu’aujourd’hui il n’a plus le choix :
Il est robot parmi les hypocrites Bobos
Mort à petit feu, il l’appelle de ses vœux pieux ;
« Toi, Dieu de l’univers, écoute ma sinistre prière :
Viens anéantir ma misère et fais que mon âme se libère !
Laisse moi me fondre en toi- faire sonner le glas-
Et terminer enfin mon destin au milieu des miens. »
Lui ne vit ici qu’au travers de la pluie.
Brisé par cette lame immonde,
Ce monde aveugle l’inonde !
Il n’est pas d’ici, lui, l’étranger en sursis ;
Il n’est plus de là; de son regard surgit l’effroi.
Il est sans arme, l’apatride-
Sous le poids de mes larmes, il se ride.
Il a perdu son âme, l’apatride-
A son grand dam, ils sont si perfides !
Pointes acérées, un soir ils sont arrivés.
De leurs glaives sanguinaires, les rebelles amers
Ont détruit l’espoir, qui trainait sur le trottoir.
D’un coup sec, adieu le métèque !
Amoindri, il s’est évanoui dans la nuit :
Tenter de trouver refuge au milieu de ce déluge.
S’en suit la cavale-vers un idéal-
Pour réchauffer l’étincelle et semer leurs scalpels ;
Discrètement, les gestes lancinants,
Il vogue sur sa barque, pour que jamais plus on ne le remarque.
Du répit au repos, sur les flots
Ne l’apaise alors plus que le silence de l’écho.
Son seul horizon : le mirage d’une vie sans nuage ;
Son ultime naufrage : ce monde d’exception n’était qu’illusion !
Il est devenu l’Etre pâlot, celui caché sous les cageots ;
Son visage blafard vous effraie, au fond des gares.
Il est mort tant de fois, qu’aujourd’hui il n’a plus le choix :
Il est robot parmi les hypocrites Bobos
Mort à petit feu, il l’appelle de ses vœux pieux ;
« Toi, Dieu de l’univers, écoute ma sinistre prière :
Viens anéantir ma misère et fais que mon âme se libère !
Laisse moi me fondre en toi- faire sonner le glas-
Et terminer enfin mon destin au milieu des miens. »