fil2fer
Poète libéré
Ecoutez les ténors, pour les présidentielles,
Les glorieux candidats aux airs d'instituteurs,
Qui font rêver par monts, mais surtout par merveilles,
C'est à la Saint bobards que chantent les menteurs.
Tous seraient donc frappés du bon vieux coup de grâce,
Et ces fiéffés pécheurs prêchent en chapelains,
Qu'enfin ils ont compris comment il faut qu'on fasse
Pour redresser la France avant la Saint Glinglin.
Prêts, s'il faut, à poser leurs baisers sur nos bouches,
Pour que l'électeur ne les laisse pas sans voix,
Ils viennent nous séduire à la Sainte Nitouche,
Mais leur temps des amours ne dure que deux mois.
A la foire aux bestiaux ils trainent leurs savates,
Dans le but d'apporter comme la preuve en plus,
Que la queue d'une vache est comme leur cravate
Quand derrière les deux se trouve un trou du cul.
Rien ne peut les grandir d'autre que des cothurnes
Ils voient notre avenir dans le dépouillement,
Et croient au paradoxe où nous dirions que l'urne
Ne contient pas la fin mais le commencement.
L'un qui, pour ses amis, a eu la manche large
Nous demande aujourd'hui droit au second mandat,
Pour sur la caisse vide enfin battre la charge
Et nous faire chanter : "Carla dirladada".
Un autre de la caisse, aussi remplie de vide,
Se voit en sortir des sous sous par milliers
Et croit que le poisson, le pain et le liquide,
Vont à la Saint-Esprit être multipliés.
Avant nous ces fables ont fait danser la Grèce,
Prouvant ne vous déplaise, un fait peu surprenant,
Que le politique est fait d'une seule espèce,
Il vous a fait rêver ? Bien ! Pleurez maintenant !
Si aujourd'hui le monde est en pleine panade,
C'est bien là le bilan de quelques "sommités"
Le docteur s'enrichit s'il nous garde malades,
Son intérêt n'est pas notre bonne santé.
Lors à chaque scrutin, dans la même rengaine,
J'entends la rue chanter, scander : "On a gagné".
Mais les plus grands espoirs font les plus grandes peines,
A ce triste constat me voici résigné.
Alors que soit élu ou machin ou bidule,
Un président n'est pas fait pour faire un ami,
Il va rouler pour lui et saura sans scrupule,
Nous mettre dos au mur à Saint Barthélémy.
Regardez les vautours tourner autour du trône,
A ce jeu de la chaise ils font les malabars,
Tous les coups sont permis puisque la place est bonne,
Voici les élections, voici la Saint Bobards.
Fil2fer, le 01/03/2012.
Les glorieux candidats aux airs d'instituteurs,
Qui font rêver par monts, mais surtout par merveilles,
C'est à la Saint bobards que chantent les menteurs.
Tous seraient donc frappés du bon vieux coup de grâce,
Et ces fiéffés pécheurs prêchent en chapelains,
Qu'enfin ils ont compris comment il faut qu'on fasse
Pour redresser la France avant la Saint Glinglin.
Prêts, s'il faut, à poser leurs baisers sur nos bouches,
Pour que l'électeur ne les laisse pas sans voix,
Ils viennent nous séduire à la Sainte Nitouche,
Mais leur temps des amours ne dure que deux mois.
A la foire aux bestiaux ils trainent leurs savates,
Dans le but d'apporter comme la preuve en plus,
Que la queue d'une vache est comme leur cravate
Quand derrière les deux se trouve un trou du cul.
Rien ne peut les grandir d'autre que des cothurnes
Ils voient notre avenir dans le dépouillement,
Et croient au paradoxe où nous dirions que l'urne
Ne contient pas la fin mais le commencement.
L'un qui, pour ses amis, a eu la manche large
Nous demande aujourd'hui droit au second mandat,
Pour sur la caisse vide enfin battre la charge
Et nous faire chanter : "Carla dirladada".
Un autre de la caisse, aussi remplie de vide,
Se voit en sortir des sous sous par milliers
Et croit que le poisson, le pain et le liquide,
Vont à la Saint-Esprit être multipliés.
Avant nous ces fables ont fait danser la Grèce,
Prouvant ne vous déplaise, un fait peu surprenant,
Que le politique est fait d'une seule espèce,
Il vous a fait rêver ? Bien ! Pleurez maintenant !
Si aujourd'hui le monde est en pleine panade,
C'est bien là le bilan de quelques "sommités"
Le docteur s'enrichit s'il nous garde malades,
Son intérêt n'est pas notre bonne santé.
Lors à chaque scrutin, dans la même rengaine,
J'entends la rue chanter, scander : "On a gagné".
Mais les plus grands espoirs font les plus grandes peines,
A ce triste constat me voici résigné.
Alors que soit élu ou machin ou bidule,
Un président n'est pas fait pour faire un ami,
Il va rouler pour lui et saura sans scrupule,
Nous mettre dos au mur à Saint Barthélémy.
Regardez les vautours tourner autour du trône,
A ce jeu de la chaise ils font les malabars,
Tous les coups sont permis puisque la place est bonne,
Voici les élections, voici la Saint Bobards.
Fil2fer, le 01/03/2012.