A CELUI QUI NE LUIT
Vie imprévisible, fugace et naïve,
L’astre que nous partagions perd la raison.
Il n’est plus qu’un écorché à la dérive
Qui s’échoue et se noie parmi les horizons.
Il titube, yeux hagards, sourire stupide,
Son ombre fragile se traine de douleur,
Empruntant des sentes et détours insipides,
Il s’éteint, il se pâme, s’effraie et se meurt.
Aucune approche avec l’âme que j’ai connue,
Juste un étranger désorienté, hébété
Où le reflet sonne d’absence et d’incongru,
Juste une enveloppe amoindrie et décharnée
Où les débris de raison ont pris leur envol
Délaissant entendement et compréhension
En le refuge d’une blanche camisole,
Chancelant de turpitudes et de déraisons.
Ainsi ne verra-t-il ni les jours ni les nuits,
Insensible en les agressivités du temps,
Heureux sont-t-il les simples et les dénués d’esprit,
Du moins ce que me content et me chantent les vents.
Fiction…. Mais à savoir où en sont les limites…