cleoyu
Nouveau poète
Lourde brume pleine de silences moqueurs Remplis les vallées et les monts S’immisce dans les contrées froides et reculées Y pille les cœurs avides. Les miroirs dociles et mensongers Se prêtent à ton jeu ridicule Bien qu’ignorant le stratagème Ils se plient à leur maître, crédules. Les parties sont éternelles, tout comme les perdants Les songes sont des rêves, détruits en un instant. La roue ne tourne, endormie et solitaire. Tu gravis ton orgueil comme la lune gravis la nuit. J’erre, bohème, dans la puanteur de l’oublie Mes doigts gèlent, tombent, et se perdent Par delà les branches frêles, tu profites d’une époustouflante lumière Les rideaux de morts se referment rendant le pouvoir aux ténèbres. Mes yeux brulent sous l’acide des larmes Mon corps tremble et tombe, lâche, au sol Solitaire sera ta destinée, m’as-tu dit. Pourrir sera ton fardeau. Tu as oublié de l’ajouter. Enfer et damnation sont paysages à mes yeux aveugles Menteries et marionnettes jouent le théâtre de ta misérable vie. Il n’est pourtant pas aisé de se mouvoir entre ces chaumières bancales Encore incendiées par ton égoïsme impérial. N’oublie pas ! Lorsque la brume se lèvera Sans plus tarder tu verras Oh cher maître ! Bourreau de mon cœur Tu ramperas à mes pieds comme j’ai rampé jusqu’au tiens !