bousselham
Nouveau poète
À toi l’enfant de l’artisan
Tu as à peine cinq ans,
Et tu te sens déjà grand
Montre-moi la peau de tes doigts
Qui est plus coriace que le bois
Tu as tout vus dans un temps limité
À force de forger tu t’es esquinté
Tu as appris le langage le plus dur
Tu as appris comment sculpter les murs
À toi l’enfant de l’artisan
Toi qui connais la valeur du temps
Tu te réveilles toujours de bonheur
Avec un grand souffle et une rancœur
Tes yeux sont rouges tel le feu
Ton corps d’enfance est chaleureux
Tu as appris le métier des plus grands
Et pourtant tu es notre aimable enfant !