Cortes
Maître Poète
À ses cotés ...
Je revis le Noël, celui de mon enfance,
Où mon âme veillait gardant le souvenir,
Je revois ma grand-mère où brillait l’espérance
Ravivant dans la nuit l’ange de l’avenir.
Je n’imaginais pas devoir vivre sans elle.
S’arrimer à demain, rester à ses côtés,
Elle était le miroir ce reflet de rebelle.
Je croyais sans nul doute en toutes ses bontés.
C’est au pied du sapin dans mes yeux éblouis,
Je vivais ce moment comme aux temps assagis,
Où cet instant vibrait sous la lune étonnée.
Mais je ne voyais pas la femme qu’elle était,
Ressentant le dégoût si souvent détestait,
Qu’elle avait dans la vie en vaine destinée.
Lechemin fut pour moi ce tombeau désarmant,
Et je ne savais pas dans l’ombre son tourment,
Elle est morte ; or mon âme est à jamais peinée.
Maria-Dolores
Coypright France
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