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Le poète
entend
le bruit
des autres
à travers
les nuages
qui se posent
devant lui
à chaque instant
son oreille
ouvre les nuages
bleus, noirs
sur la montagne
des hommes qui traversent
le monde
sans lumière .
SABINE SICAUD
( 1913-1928 )
Quand tu seras guérie,
De la mort, morte encore,
Toutes les fleurs chéries
S'ouvriront sur ton corps.
Tu sortiras de terre
Dans la belle nature,
Par un commun mystère,
Prête à l'aventure.
Tu ouvriras tes lèvres,
Des oiseaux millénaires,
Apaiseront ta fièvre...
Je regardais dans les ténèbres,
Pendulais sur un tapis noir.
J'espérais un esprit célèbre,
Il me vint en brumeux peignoir.
Ça sentait la verte absinthe,
La crotte encore au fessier.
Je l'ai reconnu l'âme défunte,
Rien qu'à son chant putassier.
Monsieur le clochard céleste,
Monsieur au doigt...
Ô ma bien très chère Hélène
Je vois qu’à travers tes veines
S’écoule un fluide de haine
Qui dans ton corps se déchaîne
Ta tempérance comme seule chaîne
Face à elle, elle n’est que vaine
Et toi ma belle petite Fleur
Tu admets n’avoir aucune peur
Mais pourtant j’ai su lire ton cœur
Je n’y ai vu...