L'éveil au travailleur de la route
Le réveil travailleur, qui toujours sonne gris,
Habillé tout de noir, dort encore la rue,
Les yeux lourds de sommeil, à cette heure incongrue,
Il s'en va au travail, en sifflant cœur aigris,
Au dépôt journalier, dans la nuit mistigris,
Ce forçat sauvageon, pour tirer sa charrue,
Dans le bruit et l'ennui, qui voit là sa verrue,
Sur la vie dos courbé, pour un pain rabougris,
Enfermé il ne veut, et pour voir l'hirondelle,
Le soleil éclairer de ses doigts sa chandelle,
S'écriant liberté, parcourant les chemins,
Au volant de l'emploi, voir au ciel il imagine,
De ces mots au matin, sur plus doux parchemins,
Quand viendra son repos, pour sa tendre frangine.
écrit pour le concours "le lever du jour"
Le réveil travailleur, qui toujours sonne gris,
Habillé tout de noir, dort encore la rue,
Les yeux lourds de sommeil, à cette heure incongrue,
Il s'en va au travail, en sifflant cœur aigris,
Au dépôt journalier, dans la nuit mistigris,
Ce forçat sauvageon, pour tirer sa charrue,
Dans le bruit et l'ennui, qui voit là sa verrue,
Sur la vie dos courbé, pour un pain rabougris,
Enfermé il ne veut, et pour voir l'hirondelle,
Le soleil éclairer de ses doigts sa chandelle,
S'écriant liberté, parcourant les chemins,
Au volant de l'emploi, voir au ciel il imagine,
De ces mots au matin, sur plus doux parchemins,
Quand viendra son repos, pour sa tendre frangine.
écrit pour le concours "le lever du jour"
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