steph76
Maître Poète
Près du Sacré Cœur, le lundi
Il peignait toujours vers midi,
Dans les rues, au pied de la Butte
Le soir, elle faisait la pute.
Disposés sur le chevalet,
Les pinceaux comme des valets,
Dansaient sur les ordres du peintre
Au cœur de la place du Tertre.
Chaque nuit entre chiens et loups
Elle trimait sans contrecoup,
De par ses courses infernales
Ses talons s’usaient à Pigalle.
La lune dans le caniveau
Tel un soleil sur un tableau,
Deux trajectoires parallèles
Figées à l’instar d’une stèle.
Pourtant, ils se virent un jour
Un regard lancé par amour,
Quelques secondes pour se plaire
Au flanc de l’éclipse solaire.
Elle fit pour son bien aimé
Ce qu’écrivît Marcel Aymé,
Et comme le passe muraille
Elle s’engouffra dans la faille.
Dès lors, pour son Dali, là-haut
Elle vivra loin des assauts,
Lui peindra là-bas, ce qui bouge,
Aux alentours du Moulin Rouge.
Depuis sur un mur du quartier,
Sont inscrits près d’un escalier,
En toutes langues, des je t’aime
Pour les cœurs doucement bohèmes.
Le 14/02/2023






Il peignait toujours vers midi,
Dans les rues, au pied de la Butte
Le soir, elle faisait la pute.
Disposés sur le chevalet,
Les pinceaux comme des valets,
Dansaient sur les ordres du peintre
Au cœur de la place du Tertre.
Chaque nuit entre chiens et loups
Elle trimait sans contrecoup,
De par ses courses infernales
Ses talons s’usaient à Pigalle.
La lune dans le caniveau
Tel un soleil sur un tableau,
Deux trajectoires parallèles
Figées à l’instar d’une stèle.
Pourtant, ils se virent un jour
Un regard lancé par amour,
Quelques secondes pour se plaire
Au flanc de l’éclipse solaire.
Elle fit pour son bien aimé
Ce qu’écrivît Marcel Aymé,
Et comme le passe muraille
Elle s’engouffra dans la faille.
Dès lors, pour son Dali, là-haut
Elle vivra loin des assauts,
Lui peindra là-bas, ce qui bouge,
Aux alentours du Moulin Rouge.
Depuis sur un mur du quartier,
Sont inscrits près d’un escalier,
En toutes langues, des je t’aime
Pour les cœurs doucement bohèmes.
Le 14/02/2023







