Bonjour à tous
J’ai atterri sur ce blog comme le cheveux sur la soupe.
Mais le hasard n’est jamais le hasard. Il y aurait d’autres choses à apprendre ou à découvrir ? oui l’horreur.
Et tout cela après la seconde guerre mondiale et après le plus jamais ça.
Une ancienne pensionnaire qui faisait confusion entre cette abominable fondation et un aérium d’Hendaye m'a amené ici.
J'ai séjourné dans un préventorium d’Hendaye où la maltraitance comme partout ailleurs existait.
Je n’ai rien subi et j’ai été surpris de découvrir l’ampleur de ce désastre général du XX siècle,
la maltraitance généralisée cachée dans un mutisme général. Aucune trace de cela aujourd'hui, je suppose que beaucoup de personnes se sont efforcées d'effacer ce passé.
Une loi de 2007 remplace le mot maltraitance par "danger" ou "risque de danger", curieux de vouloir remplacer ce mot qui a lui seul dit tout. Le danger et l'inacceptable est de vouloir noyer, effacer tout cela en le désignant cette maltraitance par maltraitance ordinaire.
Ordinaire, c'est le mot que l'on ose utiliser aujourd'hui pour classer ce type de maltraitance, j'utiliserais plutôt le mot MALTRAITANCE CRIMINELLE au regard des dégâts irréversible que cela a causé. Ordinaire une vie gâchée ? Ordinaire une vie de cauchemar ? Ordinaire une vie chez le psy ? Ordinaire "..la pourriture que l'on souhaite en enfer.. ?
...... ils sont des milliers à avoir subi une détérioration irréversible. Détérioration irréversible = ordinaire ?? Ce mot ordinaire sent trop la normalité suspecte de choses que l'on veut cacher et expliquer.
"Des insomnies dès le retour à la maison......cela fait 52 ans et je sais aujourd'hui que ma vie ne sera jamais celle qu'elle aurait dû être." extrait témoignage.
Ce mot ORDINAIRE est un cracha sur tous ceux qui ont souffert dans l'impunité générale et bien sûr personne apparemment n'a recensé ce désastre du XX siècle. On préfère ces fameuses mémoires officielles pour laquelle on se gargarise à longueur de temps pour cacher le reste, c'est pratique. On préfère se cacher derrière des lois pour effacer l’inacceptable et le crime.
J'aurai préféré faire un poème, mais je finirai par ces deux phases d'anciens pensionnaires :
"Quelle joie le jour de la libération : 31 Mai 1952, le retour à une vie normale d'un petit garçon qui allait bientôt avoir 10 ans. Mais quels tristes souvenirs !"
"Univers carcéral sûrement mais quelle faute avait on commit ?"
Christophe
Tout d’abord merci Christophe vous ne pouvez pas savoir comment vos mots me soulagent j’ai vécu cet enfer je ne vais pas reécrire ce que j’ai déjà dit j’évite de le faire, dès mon retour à la maison je me suis empressé d’oublier, mais comment peut-on occulter cette souffrance qui finalement nous mine et finit par nous détruire insidieusement.
Vous êtes, allez je vais te tutoyer Christophe....tu es permet moi de te le dire un très bon littéraire !...et je ne doute pas un instant que tu aurais pu écrire ce texte en vers, mais ces prisons de l’horreur méritent t’elles un tel honneur?.
Tu as souffert comme nous hélas !.
La beauté de la prose ainsi exprimée est bien suffisante crois-moi.
Je suis content car j’étais seul dans mon coin à ruminer mon passé d’enfant, j’ai écrit ce passage incroyable de ma vie, en pensant à tous ces pauvres malheureux âgés de deux à douze ans et je plaignais particulièrement les tous petits, les bébés !.
Quelle honte !. Peut-on imaginer aujourd’hui une séparation aussi brutale aussi inhumaine ?.
Que leur a t’on fait quels supplices ont-ils eu à subir ?.
Mes amies d’incarcération Béatrice, et Danielle qui ont connu le centre à deux ans pourront si elles le souhaitent parler car croyez-moi il faut du courage pour faire ce retour en arrière se remémorer des scènes impensables alors que l’on n’est encore qu’un bébé.
Sincèrement j’ai de la rancœur face à cette république que l’on met en avant
que certains montent au pinacle, enfin seuls ceux qui ont échappé à son rouleau compresseur peuvent l’encencer, dans un monde de malheureux qui gravite autour de moi journellement je n’en connais pas.
Les donneurs de leçons qui excusez-moi ont pété dans la soie dès leur naissance et qui se prennent pour des dieux me dégoûtent.
Aujourd’hui je suis un défenseur acharné des pauvres malheureux, je suis prêt à aller loin dans le sacrifice de ma personne pour lutter contre les injustices d’un système rodé pour détruire les basses classes sociales.
Je rejette toutes les inégalités autant dire qu’une mine inépuisable se trouve face à moi dans un environnement galactique où les poussières d’étoiles protégées par l’existence foisonnent....enfin elles semblent foisonner car la misère recouvre le globe d’un linceul lugubre et pénétrant.
Bonne journée Christophe
Amitiés poétiques Maurice
Momo le clochard céleste au cerveau poussiéreux