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Tant de maux pour toi...

  • Auteur de la discussion Auteur de la discussion yerdua0210
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yerdua0210

Nouveau poète
Tant de maux pour toi, comme une lettre à son amoureux assise sur les bancs de l’école à noircir
du papier. J’ai déposé il y longtemps mon cartable sur un banc au lycée, commencé à noircir du papier à l’attention de mon amoureux. Puis une, puis deux, les coups ont commencé mais j’ai lutté bravant tout les dangers. J’ai laissé mon cartable au lycée, sur ce banc où l’on s’était rencontrés, je n’ai pas terminé de noircir du papier mais ce qui j’y ai laissé est ma naïveté.
Comme un roman inachevé, tu ne m’as laissé que brûlures et gerçures, cette lettre inachevée de mon beau roman doré ne finira jamais parce que tu as décidé de le supprimer en prenant mon insouciance, ma liberté. Aujourd’hui, je retourne sur le banc du lycée où j’avais égarée cet esquisse de roman inachevé, je tourne les pages, au début je vois, une jeune fille amoureuse qui illustre ces paragraphes de nuages, au premier chapitre je commence à voir l’orage sans qu’elle ne se rende compte qu’on avait changé de personnage, que le beau chevalier devenait petit à petit un meurtrier, qu’il revêtait son armure de guerrier pour se préparer à gue roiller.
La jeune fille entêtée, luttant elle aussi pour reconstruire son rêve ébranlé par tant de cruauté, n’avait guère le temps de s’apitoyer que déjà elle devait, elle aussi affronter le courroux de son guerrier. Au chapitre suivant, les nuages et l’orage avaient désertés les pages, comme une montagne pelée, la jeune fille essayait de gravir ce mont imprenable, le guerrier s’étant changé en glacier où nul ne pouvait se reposer à l’étable. Ce chapitre vide mais hurlant de sincérité vous ne l’avez vu, vous ne l’avez touché car désormais seul le fer glacé du guerrier réussissait à l’a faire trembler.
La jeune fille, au chapitre suivant croyant se protéger, avait elle aussi ériger une montagne glacé qui était plus un château de verre où les frémissements du vent venait constamment lui rappeler les bancs du lycée. Comme pour lutter contre les charmes de son sorcier, elle avait posé un à un les pavés de son château de verre pour que plus jamais ne passe la lumière. A sa grande cruauté, il voulait donner descendance pensant sans doute qu’en sa semence renaitrai cette jeune fille qui fût enchaînée et qui cessa de virevolter, cette jeune fille qui peut-être, un jour, l’avait charmé.
La naissance de sa descendance lui fût envoyer comme un messager en ce sens que sa semence fusse une petite fille, frêle et fragile, non pas un guerrier courroucé comme il l’avait rêvé.
Pour parachever son règne tyrannique, le sorcier décidait de prendre la main de cette jeune fille qu’il avait rencontré, il y longtemps sur les bancs du lycée, à défaut de continuer son roman, elle pouvait enfin publier des bans. Construit sur du vent, les chapitres suivants de son roman n’étaient illustrés que de cadavres ensanglantés et de bêtes aux yeux rouges prêtent à la dévorer.
Elle continuait hélas de sombrer dans ce grand désert desséché, elle avait dessiné une robe de mariée comme pour cacher la vérité qui ne pouvait point être déclaré, trop orgueilleuse de son mensonge éhonté. Le chapitre du mariage, comme le dit l’adage, devait être le plus beau jour de sa vie, elle aurait voulu qu’il dure à l’infini parce que dans ce chapitre d’une page, elle avait dessiné un nuage trouvant sans doute que les bêtes étaient devenues désuètes, qu’après la tempête et l’orage, il comprendrait le message. Encore une fois, elle se donnait à lui, elle pensait sans doute être guérie de sa mélancolie.
Dans ce journal qu’elle avait laissé il y longtemps sur les bancs du lycée, elle n’avait pas vue qu’elle était déjà égarée, s’asseyant sur ce banc l’été, elle n’avait pas pensé qu’elle cherchait à remplacer ce père qu’elle avait sans doute trop aimé et qui l’avait abandonnée, voilà pourquoi, écoutant sa foi, elle était partie chasser un autre chevalier qui ne sera pas celui dont elle avait rêvé.
Le dernier chapitre allait commencer comme si rien ne lui avait été épargné, elle avait cessé de noircir du papier dans le néant de son cœur, elle ne pouvait plus rien dessiner.
Lorsque ma main frôla les pages de ce chapitre, des larmes commencèrent à couler sans que jamais aucun remède ne les fasse cesser. Sur ce banc au lycée, j’étais seule assise renfermée. Petit à petit je me suis desséchée comme l’encre sur le papier, comme si la pluie de mes larmes avait rompu le charme mais avait il seulement exister au-delà de mes rêves édulcorés de beaux chevaliers. Il existe encore un chapitre, c’est le dernier, il faut aujourd’hui le signer. Ce chapitre n’est point illustré, sont écrient en lettres de sang le mot FIN, celui de mes rires d’enfants et celui qui commence demain.
 
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