C'était juste après la guerre
C'était juste après la guerre
J’allais d’un pas errants
Dans ces rues sans ville
Tout était écroulé autour de moi,
Sans identité avec au regard terrifié,
Tout était à terre et moi j'étais là seule,
Dans ma tête retentissait
Comme une déflagration,
Tout assombrissait autour de moi
Dans les ténèbres de ces rues
Puis soudain cet homme surgissant
Des décombres, cela était sa maison,
Glissant comme un serpent
Ne pouvant plus marcher,
Je n'avais que cette petite
Ballerine dans les pieds
Mais, lui ce pauvre homme
Avait c'est deux jambes écrasaient
Ne pouvant plus crier
Il me regarda avec un visage
Aussi meurtrie qu'un indigent,
Il n'arrive plus à crier,
La souffrance l'avait oublié,
N’ayant plus de force
Il plongea dans ses satyrismes
Et déjà, la nuit, commencé à tomber
Sur ces rues et nous voilà
Tous les deux tremblant de froid,
Ou peut-être de peur je ne sais pas,
De quoi je souffrais,
Je blottissais tout contre lui
Pour nous réchauffe Puis soudain
Retentissais une sirène de secours,
Au loin ne pouvant
Plus appeler ce secours
Nous sommes restés là
Jusqu’au petit matin
Et au petit matin il dormait
Dans mes bras paisiblement,
Ne voulant pas bouger
Pour ne pas le réveillé,
Ne pouvant plus ouvrir les yeux,
Il restait là, robuste il était,
On est resté là pendant près
De quarante- huit heures
À attendre les secours
Une situation insoutenable,
Alors, je pense encore à lui
Mes nuits me hantent
Je voudrais tant encore
Repartir à sa recherche
Pour savoir après ces années
Qu’es t-il devenu, ai qu’il
Pense toujours à moi sa seul dieu le sera
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