L’ombre sucrée des douces aurores,
Recouvrent la sombre nuit ; de l’or
Coule des cheveux, Mélancolie,
Disparaît alors.
S’écoulant dans les campagnes, la pluie,
Dorée, allume ses yeux noircis.
Bleus, brillants, à la courbe légère,
Esquissée, pareille à une mer,
Calme, lisse, une mer assoupie,
Aux flots endormis.
Je me suis rendu en ces eaux claires,
En ces eaux magiques où l’on se perd.
J’ai navigué par delà son nez,
Ai observé ses lèvres, posées,
Rouges comme le sang ruisselant,
Ou le feu brûlant.
Je partais, voguant en ce brasier,
Les yeux vides, drogué, par la beauté,
De tout son visage et de son corps,
Je m’en allais, je partais alors,
Fixant ses yeux, ses hanches encore,
Grisé, je m’effondrais, Ivre mort.
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