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Poème

Auteur du poème : abdelkaer
Date de publication : 02/07/08
Type de poème : Tristesse
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Au pays de mon pays

Comme il est pénible et difficile

Pour un cœur tendre et fragile

De mettre son âme a nue

Devant un monde d’inconnu

Que la pudeur me décharge

Et n’impute pas le déshonneur a ma charge

Ce n’est ni par vice ni par bêtise

Que je donne à ce strip-tiees

C’est pour proscrire la sottise

Du sérieux et de la bêtise

Dans ce pays de prodiges

Les fleures sont avortées sans tige

Sans couleur, ni pétale ni pollen

Ni parfum, ni nectar, tristes et vaines

Dans ce pays du depuis longtemps

C’est le régime qui fait le temps

Que d’hivers sans nul printemps

Peu de pain et que de bâton

Dans le pays de grands miracles

Le pouvoir fait l’oracle

Il se travestie en dieu tout puissant

Pour s’abreuver de mort et de sang

Dans le promis les cimetières prospèrent

Dans le pétrifié les ministres font des affaires

Au pays du tout est beau

L’espoir est couleur venin corbeau

La surenchère des taxes sur les imports

Gaz, pétrole, richesses coulent à flots

On se dispute la goutte d’eau

Bien maigres sont nos recettes

Titanesques sont les sucettes

Dans le cercle fermé d’amiral

Etat major la clique et mon général

General a large clonage

Qui nécrosent la vie malgré leur âge

Les sociétés par clonage de mon général

Relèvent de la sureté nationale

Surté de l’import export

Que de magouilles dans les ports

Dans la coupole de la parade militaire

Se mènent les grandes affaires.

Au pays chimérique sans fiction

Sans surpris sont les élections

Malgré le chichi du suspense

Qui se laisse prendre à sa pince

Dans la politique du grand nu

Le scrutin est sans inconnu

Les résultats s’assurent avant même le suffrage

Le reste c’est juste du vilain maquillage

Dans la culture du pipeau et de la percussion

De l’injustice, du crime et de l’oppression

L’ignorance se fait savante

Elle innove dans le puant, elle invente

Sans le semblant de la culotte

Les politiques parlotent

Vous l’avez bien compris

Nous sommes en Algérie

Cet amour que de dénude et défends

Par ma vie, par mon sang.

 


 

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