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Poème

Auteur du poème : Ryad
Date de publication : 15/05/08
Type de poème : Tristesse
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Moi, seul

En cette nuit étoilée,
Je continue de rêver à un monde meilleur.
Parmi ces belles Demoiselles dans ce champ de fleurs,
Je continue d'espérer...

La personne dévoilant ici son aspect extérieur,
N'est autre qu'un de ces malades ouvriers.

L'ironie de mes sens, de mes pensées, et de mes gestes...
Moi, seul je les aperçois et les méprises.
Mais lorsque je suis noyé par mes convoitises,
Je n'obtiens que leurs illusions dans le grand bleu céleste.

Moi, seul je pleure
Du bonheur que je recherche depuis des années dans l'oubli.
Moi, seul et doucement je me meurs
Du malheur que j'acquiers chaque jour dans l'ennui.


Un semblant d'espoir,
Et ça recommence !
Un retour dans la réalité, cet abattoir.
Ah ! Espérance...

Moi, seul je cours,
Et tombe. Je me relève, et recommence à courir dans cette immense cour...

Ces étincelles que j'aperçois dans mon esprit je m'y accroche,
Allez, je me rapproche...
« Mais où sont-elles ?
Ah pardon, des illusions, étaient-elles... »

Ou alors cette gente :
« Eh salut toi ! »
Pas assez sot pour savoir que ces moqueries sont destinées à moi.
Elle paraît à un ange. Cette fleur au cœur d'or enchante par son sourire, faisant d'elle une partenaire absente.

Voyez, je m'avance. Pourtant, je ne bouge pas.
Un aller, un retour, mais toujours le même trépas.
Ce pléonasme de la vie qui me métamorphose et me nuit,
Ou simplement Mlle Mélancolie,
Sera toujours présent pour moi.

Moi, seul à ma fenêtre, j'observe et j'admire.
Les cieux tachetés de grains de beautés blancs me redonnent l'envie d'écrire.

Ah qu'il fait froid !
Pourquoi cet étrange émoi ?
Oh qu'entends-je ? Une voix ?

Ce courant d'air me souffle :
« Fuis, jeune rêveur. L'autre monde t'attend. Ici pour rien tu t'essouffles. »

A qui appartient cette douce voix de femme ?
Mère Nature ? Considère-t-elle comme imposteur mon âme ?

Je referme la fenêtre.
Miroitant sur la vitre, j'aperçois le tant détesté être.
Ses yeux vacillent et brillent, comme s'il allait se mettre à pleurer.
Le désespoir l'a totalement envouté.

Moi, seul dans mon esprit, je m'y perds.
Aux coins et recoins de ces allées à mémoires, les milliers de tâches de sangs représentent chacune un douloureux souvenir.
Ces allées enluminées de mes tâches de sang me sont meurtrières.
Les étoiles qui me sont chères sont la seule issue à laquelle je peux encore subvenir.

Et ce Doux brouillard d'amertume
Que je promène en mon âme qui se consume,
Je lui offre, pour sa grâce, cette estampe.
Ainsi je repars libre, mais, de bonheur, exempt...

Seule ma muse j'ose regarder.
Elle, seule, qui tel que je suis, et sans regrets, m'a accepté.

Moi, seul je ris
De l'être humain que je suis.

Si une quelconque culpabilité venait à séduire votre esprit,
Rappelez-vous de ces paroles que j'ai infiniment dis :
« Je suis simplement réaliste,
Et non pessimiste... »

En cette nuit étoilée,
Je continue de rêver à un monde meilleur.
Parmi ces belles Demoiselles dans ce champ de fleurs,
Je continue d'espérer...

Qui suis-je ?
Où suis-je ?
Où vais-je ?
Que me reste-il ?

Moi un être tranquille ?
Gentil ?
Pas d'idiotie !
Je suis un abruti !
Et nul ne me contredit !

Je suis perdu.
Je cris, j'appelle à l'aide, mais même si elle semble aigüe,
Ma voix raisonne dans le néant. Elle se perd et disparaît.
Dans un tourment de chagrin, je me dis que mes peines sont vos réels bienfaits.

Où se trouve mon ère d'enfant ?
L'heureux que je devais être, n'est que tout blanc.
Le gouffre dans lequel je vis depuis la nuit des temps et vivrai à perpétuité
Représente le seul souvenir, et unique bonheur, que j'ai toujours mérité...

Et c'est ainsi...
Que je suis...
Que je vis...

Merci...

« Moi, seul j'avancerai,
Moi, seul je sombrerai »

 


 

Ecrit par helene le 17/05/08
il et beau ton poeme ta mie ton coeur pour le faire

 


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