Roses noires
De multiples roses noires bordent mon chemin
Leurs épines effleurent ma peau et l'entaillent
Ecorchures piquantes ne se cicatrisant point
Caustique mal se véhiculant jusqu'aux entrailles
Abondance de larmes en mon âme meurtrie
Ne s'échappant pas de mes yeux désanchantés
Elles noient ma raison en m'imbibant l'esprit
Brouillent mon jugement, attristent mes pensées
Les fleurs mauvaises, par ma colère, je brûle
Aussi intense soit le feu, ces sorcières renaîssent
Plus grandes, plus fières... Je renonce, je capitule
Leur parfum empoisonné deviendra mon ivresse
Comme de la codéine, je veux m'en intoxiquer
Et vivre avec, à travers elles et ma mélancolie, exister.
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