J’ai encore ces images à l’esprit, j’ai encore ce passage…
Tous semblèrent changer de couleur, prendre une trop grande ampleur.
J’airais hurlé que le fou lui-même m’aurait ri au nez.
J’ai perdu l’espace d’un instant la raison, un court moment je ne voyais plus l’horizon…
Cette musique m’emporta au-delà d’un jugement correct, je n’y voyais plus que ses spectres qui m’appelèrent à la déraison, qui me tirèrent vers le fond.
Un cycle, trop long où toutes les saisons défilèrent, s’écrasèrent.
Je n’aurais pas crié au secours si je n’avais pas senti mon souffle si court, mon corps me parut si lourd, je ne croyais plus en un autre jour !
Je sombrai dans la folie, ce fut le fruit de plusieurs nuits où j’écrivis léthargie !
Jamais je ne crus que cette psychose deviendrait de la névrose, mais je sais une chose, que c’était une overdose d’une musique composée par des virtuoses, des compositeurs créés dans la terreur, dans le même malheur qui noie mon cœur.
Tout est dû à ce que j’ai perdu et que jamais je ne retrouverai.
Tout est le résultat d’un état qui m’abat, qui lentement aura raison de moi, sûrement avant que je ne le vois !
Je me décompose et tous ses sons ressemblent à des requiems, ils s’opposent à la raison, mais je les aime.
J’attends le jour où l’on déposera une rose sur ma tombe où ma prose sera connue du monde.
J’écris dans le trouble, je prétends voir double, mais ce n’est jamais que ma vie et ce que j’en ai fait, ce n’est jamais que ma vie grandiose et ratée, jamais éclose et déjà fanée.
HAVAUX.A.
Note additionnelle: Texte écrit sur Aeon de Eternal tears of sorrow
|