Tu n'es rien.
Les jours sont tristes comme la chute des larmes. Sur nos doigts se comptent les réussites, alors que nos défaites se reflètent dans les miroirs du regard. Les obstacles se dressent, nous mettant à l'épreuve; recalé depuis plus de 7 000 ans, l'homme est le plus mauvais élève de la planète ! Pourtant, tout est là ; cocktail d'histoire parsemé de civisme, un zeste de social pour éviter l'arrivisme... On est une sphère dans l'univers, la n°8 de la table, minuscule balle de golfe dans la prairie des étoiles.
On lève la tête et on s'croit fort, mais on est peut-être qu'une bande de guignols qui s'agitent dans un terrarium. L'homme est unique, de par sa bêtise. L'intelligence est belle, au profit des plus forts, et Alby de sa tombe qui éprouve des remords... La paix n'existe plus, morte sous les bombes nucléaires, une nouvelle invention pour une nouvelle guerre...
Tu voudrais me faire taire, mais ma plume a plusieurs visages et aussi longtemps que je vis, j'écris. De la mine de charbon à l'impulsion électronique, mon silence se paie par des remontrances. Mon monde n'est pas le votre, or, sans moi, vous n'êtes rien. Pantin qui manipule, qui tire les ficelles d'une société sans pensées, crois-tu que cela puisse durer ? Le Roi est mort, vive le Président ! Mais celui-là encore être le fils de Dieu prétend... Élisez-moi et je ferais des miracles !
Seulement tu n'es qu'un homme, aussi bas que les autres, et battre des bras ne te rapprochera pas du ciel. Quoi que tu fasses, tu resteras en bas, au milieu des mortels, et quand, pantin de bois, le masque de ton visage tombera au sol, le virus rongera nos sangs pour que disparaisse ta chair.
Les politiques ne sont pas tendres.
Le peuple non plus.
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