A toi solitude qui a rempli mes journées,
Offrande miséreuse qui n’a plus la saveur.
A toi solitude que je n’ai point demandé,
Offrande malingreuse qui prend force d’ampleur.
Tu fus celle qui ,enfant, s’imposa à moi,
Arrivant alors dans ce monde inexploré.
Qui m’inculqua les rudiments du long combat
Pour qu’enfin naisse en moi le bonheur mérité.
La solitude n’est pas en soi fatalité.
La pénombre laisse souvent place à la clarté,
Et la douleur s’étiole alors de jour en jour.
De cette aventure humaine certains reprennent vie
Pendant que d’autres finissent par mourir d’ennui.
Ils oublient alors la beauté du mot amour.
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