Le contraire de l’image.
Je suis déçue. Très déçue. Si déçue.
Que tu dises « oui » ou que tu dises »non », n’est pas la question. Que tu acceptes ou que tu refuses n’est pas le centre de ce débat. Le choix que tu fais, la décision que tu prends, t’appartiennent, et t’appartiennent seulement.
Non, ce n’est pas du tout le reproche que je te fais. Ce qui me déçoit ce sont tous ces espoirs que tu as allumés. Tu étais partant. Tu étais plus que partant. Tu as été jusqu’à me promettre. C’est cela qui me déçoit. Mais cela encore je peux comprendre. Tout le monde a le droit de changer d’avis.
Non, ce que je te reproche, c’est ton silence. Ce silence mordant. Ce silence dédaigneux dans le fond. Je ne suis même pas digne d’une réponse. Et, ton téléphone est occupé !!!
Tu n’es même pas capable de dire « oui »… ou « non ».
Comme quand nous étions enfants. Tu ne t’interposais jamais. Jamais tu n’as dit un mot. Jamais tu ne lui as fait face.
Tu l’aimais, m’as-tu dit, sans doute, mais nous ?
Toujours, de phrases en détours, de contours en comptes à rebours, de promesses en oublis, d’avant en arrière, toujours, toujours, tu as avancé, avancé, promis, juré… puis reculé, reculé, te cachant derrière un paravent de mille et une excuses, de mille et un prétextes qu’il faut chaque fois extirper.
Mais, je me fous de tes excuses comme de tes prétextes et de tes discours. Je veux savoir si c’est « oui »… ou « non ». C’est tout ! Tes motivations t’appartiennent. Je veux bien les entendre, mais, si et seulement si tu dis « oui » ou « non ». Si et seulement si tu dis, enfin, quelque chose, sans que l’on soit obligé de te tirer chaque mot l'un après l'autre.
Mais, tu ne dis rien. Tu te débines en réalité. Comme lorsque nous étions enfants.
Comme lorsque nous étions enfants…
Mais tu es un père, mon père !
Le 09/O2/2008.
Féline-
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