Terre-Neuvas
De ces au revoir,
Je lève les amarres,
Le nœud au ventre,
Je ne laisse qu’un cœur,
Un cœur remplie de tristesse,
Sur un quai en pleure, le temps d’une campagne.
Hisser les voiles,
Monter dans les enfléchures déployer les huniers, au mat de misaine,
En passant par les voilures du cap au grand mât,
Sous la douce mélodie,
De ces goélands et mouettes blanches,
Portaient par le vent.
De la barre,
Le regard sur la proue pour y découvrir,
A travers les cordages du mât de misaine, la route
Doucement porté par la douceur de ces vents,
Les voiles du navire se gonflent,
Je vois les côtes s’éloigner sous une pluie fine,
Des embruns qui me caressent le visage,
Aux rythmes des fracas des rouleaux brisés par la proue,
Vers de nouveaux horizons, tel un flibustier un corsaire,
Faisant route vers Terre-neuve et l’Islande
Afin de recueillir cette précieuse cargaison
Qui orne le large de ces côtes !
Je vogue par-dessus ces mers,
Du haut du mât de misaine
Dans la splendeur de mon trois mâts
Sa robe gonflée par le vent,
Je brise ces vagues de cet horizon
A la recherche de l’aventure au gré des vents et des marées.
Errent au hasard de ces fortunes de ces infortunes
A la rencontre de ces Icebergs de ces brumes,
Dans le tumulte, fracas de la houle de ces déferlantes glacials.
Disputant querelle aux éléments afin de recueillir cet or blanc,
Le temps d’une campagne de pêche en compagnie de mes Doris
Venues arracher le bien précieux de ces fonds.
L.Deléglise
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