LE MURIER DE MES JEUNES ANNEES
Sous ses branches noueuses
J’aimais aller prendre le frais
Le murmure de ses feuilles
Me disait qu’il m’attendait
Ce mûrier de mes jeunes années
Je faisais une belle collecte
De ces belles feuilles nervurées
Pour offrir à mes petits amis
La collation qu’ils attendaient
Dans une boite de chaussures
Percée de trous, se trémoussaient
Des vers…pas ceux de Verlaine
Ni de Rimbaud ou Ronsard….
Des vers à soie, tout simplement
Il fallait soulever le couvercle
Tout doucement, les admirer
Ils étaient très voraces des feuilles de mon mûrier
Et j’aimais bien les caresser
Tous les jours que Dieu fait
Il fallait nettoyer leur habitacle
Mais ils étaient si travailleurs….
Que j’admirais leur travail !
Ils faisaient des fils de soie
De couleurs variées
Je passais des heures
A les regarder travailler
Ils faisaient un travail merveilleux
Quant un petit matin, il n’y eut plus aucun vers !
Ils s’étaient enfermés dans leurs cocons
Quelle patience il a fallu
Pour les voir percer leur «prison »
Ils s’étaient transformés en papillons
Et ils ont préparé pour l’année suivante
La relève…en pondant leurs œufs
Près de chez moi, aujourd’hui
Un mûrier m’abrite sous son feuillage
Je ne récolte plus ses feuilles
Je n’ai plus de vers à soie
Mais je me délecte de leurs fruits rougis par le soleil
Et avec mes petits-enfants
Nous en faisons un festin.
Mary, le 25 juin 2008
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