La rue regorge de gens, ils hurlent, ils tiennent des armes.
Des affrontements entre policiers et civiles.
Tout va très vite, des jets de pierres, des ambulanciers,
Des blessés et des corps gisant sur les pavés.
Les plus grands du pays profitent de l’asile,
Tandis que les petits restent en larmes.
Au milieu de l’air meurtri se trouve cet orphelin.
Il est assis, couvert de sang, accroché au bras maternel ;
Il ne comprend pas, il se blottit contre le corps de sa mère.
Ses cris ne sont pas perçus au milieu de cette guerre,
Et les gens sont trop occupés par ce problème constitutionnel.
Après plusieurs heures, il se lève, et décida de combler sa faim.
Il a bien compris qu’il se trouve à présent seul,
Qu’il devra survivre et trouver un abri pour la nuit.
Il marche sans répit et suit un sombre chemin de terre ;
La lune est montante et seule source de lumière.
Il est perdu, mais continue et dirigé par des bruits,
Se retrouve finalement face à une maison de feuilles.
Celle-ci est immense et semble solide malgré son revêtement,
Il décide alors de s’approcher et d’ouvrir la double porte.
Cet alors, par une famille complète de Lymphes, qu’il fut accueilli,
Puis, c’est par un bon repas qu’il se couche le ventre rempli.
Le lendemain, sous la lumière du soleil, il contempla un jardin de bistortes,
Une fleur rose symbolisant la fécondité depuis la nuit des temps.
L’enfant passât plusieurs jours en compagnie de ces jeunes femmes,
Il ne se posait pas de question au milieu de cet endroit merveilleux,
Ses journées étaient comblées de loisirs, de bon repas, et de chaleur humaine.
Cet alors qu’il fût troublé, pourquoi les hommes sont-ils si enivrés par la haine,
Il repense à ses parents, sa mère gisant sur le sol et couverte de bleus,
Elle lui manque et son cœur se glace sous une douleur infâme.
Les lymphes sentaient bien que l’enfant allait de plus en plus mal,
Et malgré leurs efforts, rien à faire, il était au cœur de la solitude.
Cet enfant tomba malade, il ne mange plus et son état devient inquiétant.
Il est à bout de force, il ne peut même plus se lever, puis d’un regard saillant,
Il contempla une dernière fois ces jeunes femmes avec certitude,
Qu’il ne peut être convié dans tout ce beau monde paranormal.
Il fait froid, la nuit est frappante et la douleur est forte,
L’enfant se retrouva, immobile, dans les bras de sa mère,
Il vient de comprendre qu’il n’a jamais bougé de cette endroit,
Qu’il n’a pas marché pendant des heures pour se retrouver dans ces bois.
Que ces femmes étaient tout simplement le fruit d’un monde imaginaire,
Il attend, affaiblit, sans force, qu’enfin le paradis lui ouvre ses portes.
c'est extrêmement poignant et terriblement réaliste, on imagine parfaitement ce qui a bien pu se passer dans la tête de cet enfant, ce qu'il a pu ressentir, se construire un monde pour échapper un instant à l'horreur de la guerre, de sa réalité, un grand bravo pour ce texte magnifique, je vote! bisous
tu ne manques pas d'imagination et tu fais passer une bonne dose d'émotion....beaucoup de tristesse dans ce texte....c'est poignant....Bravo et bonne chance pour le concours...
Bises