Ma mère tu n'es plus là, et pourtant je te veux,
je suis encore ton fils, je te fais un aveux,
la vie sans toi m'étouffe, et je ne suis qu'un gueux,
qui cherche une poitrine, pour répandre ses voeux.
Je t'en veux ma mère, ma créatrice, ma déesse,
d'être un jour partie, sans me laisser d'adresse,
devrai je vivre mille vies, je n'aurai de cesse,
de retrouver un jour, sur mon front, ta caresse.
Pourquoi m'as tu laisser, tout seul dans ce monde,
pleurant de tous mes yeux, cette vie inféconde,
où la mort est maitresse, où la violence règne,
où le mensonge est roi, et la vie souterraine.
Reviendras tu un jour, caresser mes cheveux,
me berceras tu encore, fermeras tu mes yeux?
Comme quand j'étais gamin, je fuyais las cauchemars,
attelé à ton cou, accroché à l'espoir.
Maman tu es partie, il y a très longtemps,
escuses ma distraction, j'aurai du te parler avant,
mais la vie est passée comme une trainée de poudre,
je m'en mords les doigts, j'ai pas su en découdre.
Où es tu maintenant, dis moi petite mère?
As tu eu le repos que tu souhaitais avant?
As tu posé ton sac, t'es tu assise par terre?
Et prends tu maintenant, le droit du temps d'avant.
Tu dois être là haut, tout près de ta croyance,
j'en ai ri quelquefois, respectant tes souffrances,
je ne pourrai rejoindre ce lieu d'incertitude,
quand pour le grand voyage, je perdrai latitude.
Ma mère, jamais je crois, je ne ressentirai ton parfum,
ou alors fais moi signe, tend moi encore la main,
en dehors de la terre, et loin du paradis,
seuls tous les deux, berçant nos coeurs meurtris.
Je danserai encore, rien que pour te faire rire,
e tu prendras ma main, j'embrasserai ton sourire,
et nous repartirons, comme il y a quarante ans,
quêtant notre bonheur, pour aller de l'avant.
Et moi qui suis impie, je dépose une prière,
à genoux devant toi, sur ton tombeau de pierre.
Et je te remercie sans ambages d'avoir été ma mère,
et d'être toujours là, dans mon coeur, sur cette terre.
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