En ce début de soirée je m'allonge
Je pars au plus profond de mes songes,
Il y a quelque chose qui me ronge,
Je pense que ceux sont mes mensonges
Qui prennent les hommes et qui les plongent
Dans une vie à rallonge
Imbibés de noirceur telle une éponge,
La télévision crache ses images
De personnages qui se prennent pour des mages
Ils disent qu'ils apaisent notre rage
Pour que nous ne soyons plus sage
Comme les lignes droites d'une page,
Ils veulent graver leurs lois sur nos peaux, comme un tatouage
Et que nous soyons à nouveau sages, comme dans notre jeune âge,
Je regarde autre chose pour voir quoi?
Des « gens » qui se prennent pour des rois
Infligeant à tous leurs lois
Aussi bien à toi
Qu'à moi,
Alors que juste à coté des gens n'ont pas de toit
L'hiver ils meurent de froid,
Je n'ai pas besoin de regarder toutes ces choses
Je sais que la vie n'est pas rose
J'ai beau écrire toutes ces proses,
D'offrir des roses,
Je dois faire autre chose!
Il y a des personnes sur cette terre qui osent
Changer cette vie morose,
Quitter leurs vies tranquilles chez eux
Leurs vies dont ils étaient amoureux,
Ils sont courageux,
Pendant que d'autres paresseux
Le ventre graisseux
De nourriture poisseuse
Restent là, sans rien faire, crasseux,
Des enfants meurent chaque jour de faim
Dans leurs vies ils n'ont plus rien,
Quand ils se réveillent chaque matin
Ils se demandent si c'est la fin
Car ils partent tous un par un
Dans un pays fort lointain
Où il n'y a plus rien,
Alors vous comprenez que parfois
Le soir quand je vais au lit je n'arrive pas
A m'endormir quelque fois!
Je repense à tout ça
Aux malheurs des gens ici bas
Qui ne sont ni des reines ni des rois
Mais juste des humains comme toi et moi,
Ils ont besoin d'amour
De bras qui les entourent
Leurs corps tout autour,
Qui sait...? Peut être un jour
Les enfants du Darfour
Seront aimés à leurs tours?
Nous pouvons discuter
Toute la nuit en parler
De savoir comment les sauver,
Leurs donner à manger,
Les cajoler, les dorloter,
Mais nous ne pourrons rien changer
C'est la triste réalité,
J'écris ce poème ce soir,
D'ailleurs il commence à se faire tard,
Pour parler des malheurs du monde qui partent,
On est tous responsables vous pouvez me croire,
Nous restons tous chez nous pénards
A lire notre canard
Qui nous parle, excusez moi, de connards!
C'est bien de faire des dons
Surtout s'il y a un con
Qui s'empare de votre pognon
Pour partir en avion
Vers d'autres horizons,
Alors franchement pardon
Mais ceux sont nous les cons,
Il y a aussi les maladies de la mort,
Celles qui montrent la vie qui sort
Douloureusement de notre corps,
On a aussi les porcs
Le soir tard ils sortent
Pour prendre nos enfants qui dorment
Comme pour leurs jeter un sort
Mais dans ma toute petite vie
Que je crois triste et sans vie,
Je m'arrête et je me relis,
C'est beau tout ces écrits
De parler de la terre qui pourrit
Et des gens qui survivent,
Moi, pendant ce temps, je participe à un concours de poésie.
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