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Poème

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Attention, vous allez lire un poème qui a peut heurter la sensiblité de certaines personnes.
Auteur du poème : Gaby
Date de publication : 01/09/09
Type de poème : Lettres ouvertes
6534 lectures du poème
16 commentaires
36 votes

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Je vous demande pardon

Un jour vous décidé de renier tout ce qui fait vos valeurs.

Vous vous sentez fatigué, épuisé ; votre vie n’a plus d’importance.

Vous en oublié vos enfants, vos amis, votre famille, les gens qui comptent pour vous.

 

Vous prenez la seule décision qui s’impose à vous.

Vous endormir pour ne jamais se réveiller.

Vous n’êtes ni folle, ni dérangé ; juste éreinté par cette vie,

Qui ne vous a jamais fait de cadeaux.

 

Alors vous vous installé devant votre bureau, et les yeux en pleures, vous écrivez.

A votre fille pour lui dire de vous comprendre, de ne pas vous haïr, de ne pas culpabiliser.

A votre fils pour lui expliquer d’ouvrir son cœur et d’être plus humble.

A votre mari devenu ex , pour lui demander de respecter vos dernières volontés.

 

Une lettre pour léguer aux personnes que vous aimez un souvenir bien précis de vous.

Qui peut aller d’une statuette de Betty Boop, pour une amie qui partage votre passion.

Une parure de bijoux à une tante, que vous considéré comme une mère.

Une alliance redonné à son mari, pour lui faire comprendre ce que cela signifie.

Un paquet de car en sac, pour une amie qui a oublier tout les moments de complicité autour de ce bonbon.

 

Pas de lettre à votre mère, car depuis quelques années, le contact n’est plus le même.

Elle n’a même pas remarqué votre détresse, n’a même pas chercher à vous aider.

 

D’ailleurs les instructions sont claires, votre mère et votre mari ne sont pas désirés aux obsèques. Vous allez le signifier plusieurs fois, pour être sur que cela soit bien compris.

 

Les lettres sont finies, vous avez choisi les médicaments ; pas assez courageuse pour une pendaison ou sauter dans le vide. Prendre la voiture, non, vous pourriez faire du mal à d’autres.

Alors vous vous couchez avec la musique que vous appréciez.

Vous avalez vos cachets et doucement, vous sentez une sensation de plénitude vous envahir.

Il y a des mois que vous n’aviez ressentis ce doux moment ; enfin vous êtes bien, sereine.

 

Puis c’est le drame, vous vous réveiller deux jours plus tard dans un lit d’hôpital.

Que s’est il passé ? La dose était pourtant importante.

La rage vous prends, vous arrachez vos perfusions ;

Dites qu’on vous laisse tranquille que vous voulez partir.

 

Et soudain, vous croisez le regard de votre fille, elle vous regarde désemparé, ne reconnaissant pas sa mère, elle pleure, elle a failli perdre sa maman.

 Elles sont si fusionnelles toutes les deux, d’ailleurs c’est sa fille qui l’a retrouvé ; n’ayant pas de nouvelles, elle a senti qu’il se passait quelques choses.

 

Il vous faudra quelques jours pour comprendre que tout cela était une bêtise.

Même si ce moment de plénitude a été incroyable.

 

Vous faites le tri dans vos amis qui n’en était pas vraiment, dans la famille qui vous utilisait mais ne rendait jamais l’amour dont vous étiez demanderesse.

Vous essaierez à l’avenir de moins vous investir dans les problèmes des autres.

Vous avez enfin le courage de dire ce que vous pensez aux autres, cela vous soulage.

C’est vrai que la vie ne vous a pas épargné, les galères vous connaissez.

Les autres se sont toujours appuyer sur vous, et ce fardeau vous pèse.

Ils vous pensent forte, mais ils se trompent.

Votre cœur éclate chaque jour à emmagasiner les problèmes, sans qu’ils se rendent comptent que depuis quelques mois, vous n’arrivez plus à faire face aux vôtres.

 

Pendant votre période d’inconscience, vous voyez votre père ; il ne veut pas de vous à ses côtés. Ce n’est pas votre heure, il souhaite vous voir repartir.

 

Alors, il faut vivre, apprendre à se reconstruire, la mort n’a pas voulu de vous.

A partir de maintenant, osez dire quand ça ne va pas ; pensez qu’aux personnes qui vous sont proches et qui savent rendre l’amour que vous leur porter.

Et un jour quand votre heure sera venue, rejoindre votre père.

 

J’ai fait du mal à ma fille, mon fils, mes amis dans mon geste égoïste, mais sur le moment ça me semblait une bonne idée. Je ne voyais plus d’issue, six mois sans dormir plus d'une heure par jour; n'a rien arrangé.

 

Je vous demande de me pardonner.

Et vous promets que maintenant, je pousserais mon coup de gueule, quand ça n’ira pas, et j’ouvrirais la soupape de sécurité.

 

 

Ceci n’est pas un poème, juste une lettre où j’ouvre mon cœur pour vous expliquer mon geste.

Une lettre pour ma famille, mes amis, mes amis de créa qui se sont inquiétés pour moi.

Pardon et merci d’avoir été si présents.

Un remerciement tout particulier à deux personnes qui m’ont soutenu tous les jours pendant mon hospitalisation ; ma fille et ma cricri, je vous adore les filles


 

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Ecrit par blanche le 03/09/09
On ne se connait pas mais de lire ta lettre a été
difficile comme chacune des personnes qui l'ont lu avant moi....je suppose.....
Tu es là,c'est le principal, si tu as fait ce geste Gaby
c'était ta souffrance qui parlait, mais pense qu'il y a
des personnes qui t'aiment et qui veulent que tu remontes la pente et que tu sois heureuse tout simplement, alors si un jour......par hasard,la tristesse
revient dans ton petit coeur, n'hésite pas, l'amitié est
aussi et surtout là pour çà......
Je t'embrasse
Blanche
Ecrit par janeline le 03/09/09
quand tout bascule que se passe t'il dans notre téte l'humain reste fragilisé face à des situations ingérables et puis il faut dire que certaines personnes manque de franchise et de délicatesse ressentent 'ils notre détresse le principal que tout rentre dans l'ordre et que tu tournes la page tu as ta famille les gens qui t'aiment là est ta richesse je t'embrasse sylvie
Ecrit par Legende le 03/09/09
oh Gaby j'en pleure...moi je n'ai rien vu et je le regrette bien....Quel courage il t'a fallu pour ecrire cette lettre et la posté là...Je suis si heureuse que ta fille t'es retrouvé à temps...Et je suis trés heureuse aussi que tu es compris et tout ce que tu en a retiré de positif...Tu as raison...vis ta vie pleinement, je suis sûre et certaine que tu arrivera à la rendre belle et à rendre ton père si fier de toi...Oublie la tristesse et forge toi un bel avenir. Je sais qu'il te manque..mais à travers toi il continue à vivre...alors laisse le encore profiter de tes futurs moments de joie....Je t'embrasse tres fort ma Gabynette...Prend soin de toi.
Ecrit par JAMAL le 03/09/09
un écrit courageux triste humains et inhumains bravo tu as pu soulever ce courage amis famille ou autre c'est toi et ta vie et ta santé point sourie à la vie la vie te sourie
bravo merci pour ton commentaire
amitié
Ecrit par doux rêveur le 03/09/09
Que dire la bêtise je l'ai déjà faite, je n'arrive plus à remettre de l'ordre dans mes pensées les larmes coulent sans raison certaines personnes prennes plaisirs à faire le mal pourquoi
Ecrit par Gabriel le 02/09/09
Que dire ? J'en ai pourtant croisé des amis par là où je suis passé, heureusement que certains reviennent, bravo à toi pour le COURAGE, oui c'est du courage que d'intenter à sa vie n'en déplaise à certains, et aussi de poursuivre cette vie comme tu veux le faire. C'est un acte désespéré où tu as été désemparée, ne t'en veux pas, tu es là.
Au comble de notre joie, au bord pour certains des larmes, je te souhaite de cultiver la flamme de puiser auprès de tes proches les forces d'affronter la suite, le défi se poursuit, moi je t'encourage.
Soutien et bises de moral.
Ecrit par Lys... Concours chez LLUMIERELIVE " Lipogramme " le 02/09/09
Hommage pour cette lettre ouverte.....hommage à ceux qui t'ont suivie dans ton retour à la vie.....belle leçon de vie.....je te souhaite beaucoup de bonheurs...amitiés +v pour cette superbe lettre.....lys
Ecrit par Pierrotlalune le 02/09/09
On ne se connais pas si ce n'est que par l'intermédiaire de Christine. Laisse-moi te dire que c'est toute une leçon de vie que je viens de lire. Ou,i j'ai bien dit de vie. D'une vérité, d'une profondeur, d'une sincérité.

Sache qu'on ne prends jamais de mauvaises décisions au moment ou on les prend sans cela, on ne les prendrait pas ! Ton pardon, il est accordé sans condition, ça va de soi. Tu reviens de loin et maintenant tu iras loin.

Merci à celles qui t'ont supporté durant ton hospitalisation. La meilleur des chances pour tout ce que tu entreprendras à partir de maintenant. Tu as compris beaucoup de choses et a maintenant une longueur d'avance sur plusieurs... sur moi en tout cas.Je suis certain que plusieurs qui liront ceci et qui pense ce que tu pensais, vont remettre à jamais leur geste et auront appris fort de tes mots et de ton ''' expérience '''.

Pierrot !
Ecrit par christine (Fleur bleue ) le 02/09/09
je pleure en lisant cette lettre ecrite avec tant de tristesse rage desarroi , effondrement, ...j aurai du voir encore plus loin qand tu n allais pas bien, mais maintenant je sui la et veille sur toi, je ne te lache pas, et notre rencontre certaine bientot te revelera que tu as bien fait de revenir avec nous sur cette terre.meme si ce n"est pas facile!!!il est aussi desarmant de connaitre aussi des vils personnes qui ne comprennent pas les coeurs, les vrais remplis de tant de tendresse amour et sentiments sinceres , je ta dore ma gaby repose toi et sois en pleine forme pour la suite a tout a l heure bel ange
Ecrit par Maria-dolores- tieram le 02/09/09
je suis en larmes, c'est une peine immense que tu me communiques, même si je te connais à peine ce cris du coeur est immergée d'une souffrance que je ressent au plus profond de mon être car j'ai connu.

amicalement.
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