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Poème

Attention, vous allez lire un poème qui a peut heurter la sensiblité de certaines personnes.
Auteur du poème : idrissa cyril
Date de publication : 30/08/08
Type de poème : Lettres ouvertes
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LAMENTATIONS

                  

                   

                    Et puis un jour,

                    Etranger dans ce beau pays

                    Trop connu sans au revoir,

                    Tu partis 

 

Dans ton flambeau, on gravit “   Mercenaire

Soit muraille de fer contre    l’    Ouragan

Quand l’orage abat l’arbre         Séculaire

Sang sève qui flamboie ma terre Sanglante

Népenthès, sois pas la ciguë des Innocents. »

                    O toit qui protège mes morts !

                    Parle la langue de ta pureté

                    Ecoute ton volcan qui bourdonne

                   Elève mes sens au dessus de la mort

                   Gloire de Dieu , ô pays mon beau peuple

                  Je suis le berger de Bani

                   Le nomade des dunes du Liptako

                  Le flûteur de Dori

                  Le griot du Wodugu

                  Le sableur du Gulmu

                 Le bindré de Ziniaré

                 Le conteur de Larlé

                Le danseur de Warba du Zoundwéogo

                Le vieillard titubant du Vingt Un de Réo

                La dolotière de Koupéla

                Le masque de Boulsa

                Le chasseur du Kénédougou

Le balafoniste du Mouhoun

Le fureteur du Bangui de Bormakoté

Le paysan de la savane Gnagnalaise

Je suis la voix du peuple

Quand un enfant meurt de faim

Quand un tout petit pleure dans la forêt

Quand sur les routes des diasporas

Le policier me dit :<>

Pour me fouetter et racketter,

Quand l’homme balafré

Devient une proie pour l’homme

Quand l’escadron de la mort

Frappe à ma porte à minuit

Quand le mal d’un peuple

S’appelle MOSSI

Je ne veux plus savoir que le monde est beau

Savoir qu’il y a des nationalistes

Qui reconnaissent le Mossi du Bêté

Le Dioula du Baoulé, le Dan des Wê

Le Gouro des Aborrés, le noir du blanc

L’autochtone des allogènes.

J’irai au combat pour la beauté du monde

Sur un papier de neige toujours j’inscrirai

Ta déception, tes attentes, ta misère…

O mère patrie, je te nomme Sya,

Je t’appelle Yennenga

Dans la pare brise démocratiquo-politique

Des voiles des démocraties africaines,

Tout est merdes et débile

Les hommes sont des animaux sans dieu

Qu’on mène à l’abattoir.

L’aboulie abstruse, sous d’heureux auspices

Inopinés du crapule fripon,

Est une décoction effleurée

Par une austérité fallacieuse

Car le bien a changé de place.

Soit bénis Dieu de l’universel,

Qui, après tout a su panser nos cœurs

De tous ces plaies macabres

Et a fait régner la vie bien que sordide.

 

           DSIR Cyril, La chanson du feu !

 

 


 

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