Quand le poète perd sa plume,
Ses doigts lui pèsent comme des enclumes,
Il ne retrouve plus son encrier,
Les mots ne viennent plus, ils sont bloqués !
Il regarde sa feuille toute blanche,
De son désolant vide illuminé,
Il se redresse et puis se penche,
Tel un automate bien grippé…
Quand le poète perd sa plume,
Il n’arrive plus à se calmer,
Il fait les cents pas et il fume,
Son inspiration est contrariée.
Puis d’un coup elle lui revient,
Comme si elle ne l’avait jamais quitté,
Le poète alors réalise enfin,
Que la plume est sa raison d’exister…