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Poème

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Auteur du poème : isa90
Date de publication : 29/10/09
Type de poème : Fantastique
667 lectures du poème
11 commentaires
18 votes

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Nuit du trente et un octobre ( concours)
3 ème dans le concours la nuit d'Halloween   

Nuit du trente et un octobre, nuit ténébreuse, nuit symbolique

Je vais errer comme une âme damnée pendant cette nuit magique

Je n’ai plus quinze ans, je deviens chevalier de l’occultisme

 Moi, Zoltan, prince des enfers, fils de la digne lignée du vampirisme.

 

Je me farde de poudre de fond de teint blanc, peau blafarde

Je me sens invincible, sous ma cape, j’arrive, prenez garde……

Mon cœur bat très fort dans mon smoking noir en queue  de pie

Lèvres rouges, rouges comme le sang pour apaiser ma soif de vie.

 

Avec mon chapeau haut de forme, mes gants blancs, je suis éternel

Adieu la routine, ce soir tout est permis, déjà les copains m’appellent

Mes dents sont devenus crocs, mes doigts sont sertis de bijoux anciens

Nous allons nous amuser, danser,  jusqu’au petit matin.

 

Maman, regarde comme je suis beau, grand, comme je fais peur

Mes yeux s’assombrissent, dans mon regard, se dresse cette lueur

Qui tétanise, qui paralyse les êtres humains perdus dans le soir.

Mon sourire se perd sous  l’illusion que me renvoie le miroir.

 

Je me glisse dans la rue sombre comme un oiseau de mauvais augure

A la recherche de mes camarades costumés, prêts pour l’aventure

Les jeunes démons, les gnomes et les petites sorcières en cœur

Viendront chercher des bonbons dans vos humbles demeures.

 

Adepte de magie noire, les demoiselles aux doigts crochus

Nous serviront de la potion bouillante, mélange inconnu

Recette secrète dans le chaudron de la tentation et des péchés

De Lucifer et de Satan, ce soir, nous serons les protégés.

 

De rire et de cris dans le quartier, je retrouve mes camarades de classe

Ravis de jouer les héros maudits, loups garous partis en chasse

De chair fraîche, de sensations irréelles, se sentir immortel

Juste sous la pleine lune qui, de son aura, nous ensorcelle.

 

Et la voilà cette diablesse, dans un fourreau noir, la peau de porcelaine

 À la clarté d’un réverbère, dans un halo, ses cheveux d’ébène

Renvoient sa beauté venimeuse à l’état animal, arme fatale

Et je n’entends plus les bruits des enfants qui derrière moi, s’emballent

 

L’attraction de cette nuit spéciale m’emporte dans un vide sidéral

En une fraction, je suis à ses cotés, noyé dans son regard de vestale

Elle n’est plus l’adolescente si blonde au sourire angevin

Qui prend le même bus scolaire que moi, tous les matins.

 

Minuit sonne à l’église, douze coups lugubres, le vent se met à frémir

Je sens dans son cou, les battements de son cœur, je la sens défaillir

 Cette nuit, elle va devenir mienne dans un soupir, je la veux

Je sens exploser mon cœur peu à peu…..

 

Je m’approche et enserre ses hanches de mes mains puissantes

Elle devient proie, le désir de possession s’empare de moi et me hante

Mes lèvres rouges sur son cou se font tendres, puis soudain, blessure

Comme il est bon de lui inculquer l’immortalité dans une morsure.

 

Apres ce rituel de ce jeu de la nuit où tout est permis, je plonge mon regard

Dans ses yeux où brillent d’un seul coup, toutes les étoiles de l’espoir

Alors je ne peux m’empêcher  de me pencher vers elle et l’embrasser

Cette nuit magique………du tout premier baiser.


 

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Ecrit par BenJ le 29/10/09
voir plus... si affinités... :-)

Bises adulescentes
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