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Poème

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Auteur du poème : philippe
Date de publication : 09/06/09
Type de poème : Fantastique
355 lectures du poème
6 commentaires
16 votes

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La Malle *

 

La Malle.

 

Comment aurais-je pu imaginer qu'un simple objet,
Banale malle ancienne dénichée dans ce vide-grenier,
Allait faire de moi, simple quidam, un aventurier?
Voyageant dans une dimension parallèle
Où frissons, amour et d'autres sensations nouvelles,
Révélant en moi des talents jusqu'alors secrets...

 

Lorsque je l'ouvris pour la première fois, seul dans ma cave,
Un tourbillon étrange et puissant s'en échappa,
M'emportant dans une spirale infernale...
Je m'échouais dans une forêt tropicale,
Sonné et surpris, je vis une jolie jeune femme qui me parla...
"Caches-toi, si tu ne veux pas finir en esclave !"

 

Ne comprenant rien, je la rejoins dans les fourrés,
Et elle me raconta que des hommes avides de richesse,
Enlevaient tout homme qu'ils pouvaient trouver
Pour les vendre comme esclaves à des étrangers
Éliminant quiconque osait s'opposer à leur bassesse
Laissant derrière eux mort, ruines et autres calamités.

 

Au clair de lune,je distinguais le visage fin d'Angeline,
C'est ainsi que se nommait cette jolie rebelle
Je lui demandais où nous étions, à quelle époque,
J'étais perdu dans cette étrange aventure baroque.
Tout ce cauchemar me semblait pourtant bien réel,
Elle ne me répondit pas, me faisant signe de mettre en sourdine...

 

  1. Les chasseurs d'esclaves étaient là, à deux pas...
    Ils me paraissaient cruels, prédateurs impitoyables.
    La panique m'envahit, je me sentais vulnérable...
    Une branche craqua sous mon poids et on me repéra...
    Angeline parvint à s'enfuir, mais hélas pour moi,
    Regrettant mon manque d'entrainement,on me captura.

 

Le carcan était lourd, blessant mes épaules, mon cou
J'étais esclave, pauvre marchandise humaine,
Prêt pour le marché aux bêtes, de la haine,
Vendu comme un objet sans âme,sans personnalité,
Juste une machine dotée de bras et de mains à exploiter...
Je fus vendu comme manœuvre à faible coût...

 

Je fus acheté par un vieil ébéniste débonnaire,
Qui n'avait ni fils ni amis pour transmettre son métier.
Le brave homme s'appliqua à m'enseigner
Le plaisir de toucher,caresser, travailler le bois.
Il me transmit la magie de créer qu'il avait au bout des doigts,
Et me fit fabriquer une malle étrangement familière...

 

Lorsque la malle fut entièrement terminée, patinée et cirée,
le vieil homme me la fit ouvrir et le même tourbillon...
Je me retrouvais dans ma cave ,face à la malle, chargé d'émotions.
Encore abasourdi je marchais dans la rue et je la vis!
Angeline était là,devant moi! A présent avec moi elle vit,
Et la malle, dans mon grenier, bien fermée et cadenassée!

 



 

Ecrit par michel&angel le 29/09/09
une sacrée aventure
Ecrit par Maria-dolores- tieram le 26/07/09
superbe histoire,
mais même pas en rêve, je ne suivrais.
Ecrit par isa90 le 20/06/09
c'est un tres beau poeme qui nous depayse, on se laisse prendre par cette histoire.
bravo
bisous
isa
Ecrit par christine (Fleur bleue ) le 12/06/09
quel beau moment j'ai eu en te lisant !
superbes ces motes me transporent dans l irreel je vote et t embrasse
Ecrit par Legende le 10/06/09
génial!!! tu n'as pas perdu ton temps....je ne dirais pas une femme dans chaque port, mais une dans chaque malle! hein....bien sûr qu'elle est cadenassée....une chouette aventure pour un superbe texte....les juges ne vont pas s'ennuyer...Si tu tentes à nouveau le voyage, ramène moi un bel appolon hi hi hi.....
bravo et bisous!
Ecrit par jojo le 10/06/09
La malle à malices!!!!super imagination
Amitiés J.

 

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