Je t'ai vu enfant
Et c'était juste hier
Je couvrais tes bétises
Tu ne cessais d'en faire
En souriant j'empéchais tes pleurs et cris
En t'encourageant j'applaudissais tes permiers ecrits
Telle une petite plume en or tu était
Je te faisais parfois réciter ton parcours
De peur, de crainte mélangé de joie
Tes yeux était l'ocean profond
Tout le temps ton souvenir me fait mal au fond
Ta vérité est mon drame douleureux
La nature témoigne ton exil
Sous le souffle du vent parfumé
Et dans la nuit
Des cris, du bruit et du feu
Tremblant d'innocence et d'ignorence
L'ocean souligne l'infini
Mais je ne puis demeurer sans toi
Pour tes feuilles et pour tes mots
C'est pas encore la fin
Car je prendrai la parole
Je graverai ton désire
Et jusqu'au bout, mon enfant
Repose en paix
Tigresse
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