Après tant de belles années ,
A s'adorer , à s'aimer ,
Après tant de temps écoulé ,
Où est passé notre amour mon bien aimé ?
Les roses que tu m'offrais ,
Sont fanées depuis longtemps ,
Les baisers que tu me donnais ,
Je ne m'en rapelle plus maintenant .
Te souviens-tu du jour où l'on c'est rencontré ?
Sous le vieux chêne , un soir d'été ,
Il y avait une place , près de toi , sur le banc ,
Et moi tout timidement et ésitant ,
Je vint m'assoir près de toi ,
Beau garçon que tu étais autre fois .
On c'est vite aprivoisé ,
On avait les mêmes goûts , les mêmes envies ,
On était jeune et on s'aimait ,
On avait presque la même vie .
Rapelle toi les soirs d'été ,
Le vent , tout deux , nous caressait ,
On était assis sur le sable fin ,
Et on regardait la mer ,
On ne souciait guerre du lendemain ,
Et d'ailleurs non plus d'hier .
Et puis un jour tu m'as invité ,
Dans un luxueux restaurant ,
Où des gens chantaient et dansaient sans s'arrêté ,
Et où le Omar était bon et tentant .
Vers le dessert ,
Tu t'es accroupis au près de moi ,
Sur ma main tu as posé tes lèvres amer ,
Et tu m'as dis : " Epouse moi . " .
Deux moi plus tard nous étions marriés ,
Dans une belle maison on c'était installé ,
Des enfants on avait fait ,
Qu'en ce qui me concerne , je ne regretterais jamais .
Mais regarde nous aujourd'hui ,
Nous sommes deux vieux ,
Toi sur ton fauteuil toujours assis ,
Et moi à tricoté des pulls pour nous deux .
Il n'y a plus d'amour ,
J'en ai bien peur ,
Ce n'est pas éternel et pour toujours ,
Sa casse bien le bohneur !
Tant pis pour nous ,
Sa me frappe d'un bon coup ,
Mais ce n'est pas grave , enfin je crois ,
Il n'y a plus rien entre toi et moi ,
Alors à quoi bon ce résigné ,
A vivre ensemble pour l'éternité ,
En ce qui me concerne ,
Je pars ,
Surement ça te consterne ,
Mais c'est comme ça , je fuis ce soir .
Fuguer à mon age ,
Quelle idiotie ,
Mais je crois que c'est plus sage ,
Que de n'avoir plus de vie .
Ce poème est inventé
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