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Auteur du poème : camille
Date de publication : 02/09/10
Type de poème : Divers
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206 lectures du poème
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| Le prisonnier. |
| Repentit, attendant que finisse ma Peine.
J'ai fauté,
dans la Société.
Maintenant j'attend, car la Douleur est Reine.
Je pense sans cesse
à mon geste.
Cette soirée, un peu trop arrosée
où j'ai dérapé.
Dérapé dans ma vie,
dans mon avenir.
Pour moi comme pour mon fils,
il n'y aura désormais plus de réel plaisir.
J'ai tué.
Je suis un assassin.
J'ai poignardé de mes mains, mes propres mains,
la femme que je chérissais.
Désormais c'est trop tard,
pour revenir dans le passé.
Je suis devenu un bâtard
sans devenir tracé.
J'en pleure, chaque jour, chaque nuit.
Chaque instant de ma vie.
Et je prie sans relâche un Esprit.
Celui de ma Femme.
Je m'en veux, du plus profond de mon Âme
d'avoir commis le crime d'ôter une vie.
La vie de celle que j'aimais tant.
Sans elle, je dépéris.
Mais je me dis qu'au moins, je purge dignement ma Peine
et ne suis pas tenté de noyer ma Peine.
En guise de lit,
une planche presque moisie.
Des Barreaux. Une cellule.
Une chouette au loin qui hulule.
Cet environnement macabre n'est rien
comparé à la détresse qui m'étreint.
Je voudrais la prendre dans mes bras,
lui dire mon Amour, tout bas.
Je doit l'oublier. Enfin non.
Oublier mon Amour pour elle.
Je sus un fautif, un raté.
Je l'ai tué.
Je me souviens...
De son rire, de son visage.
De la courbe de ses reins
quand elle se baladait sur la plage.
Je ne dois plus penser
à ces moments volés, moments magnifiques
lorsque j'ignorait
ô combien la vie est unique.
Lorsque j'ignorait
que depuis toutes ces année
un Diable, un monstre, un raté,
dans mon Coeur, s'était installé.
Encore dix-sept années
pour repenser à cette froide soirée
où l'alcool empreignait mes veines
et où ma Princesse, j'ai lâchement assassiné.
...
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