Cendres mêlées de mer, gris mélangé au bleu,
Dispersées sur le jade, teintes rouges de sang,
Nuages de coton, coupés de serpents blancs,
Au royaume d’Eole, où règnent les grands dieux.
A travers la fenêtre, là où portent ses yeux,
Là où s’étend la ville, et tout ses biens précieux,
Au delà de ces portes il y voyait un jardin,
La réalité il n’en avait pas besoin.
Pour l’écritoire sculpté, un séquoia géant,
Pour les murs de l’école, une simple forêt,
Que ses feuilles de papier, peuplaient de peupliers.
Tandis que le verre, de simple sable blanc,
Parmi les fiers immeubles, des baobabs immenses,
Furent d’immenses montagnes, les briques rouges des murs,
Il marchait au hasard, l’artiste était en transe,
Les yeux sur ses couleurs, cette drogue était pure.
Vers la réalité, aspirant cet Eden,
La plume et l’écritoire, l’encre sur la feuille,
C’est le monde réel, celui qu’il porte en deuil,
Les portes de l’esprit s’ouvriront sans peine.
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