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Poème

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Auteur du poème : Matthale
Date de publication : 24/10/08
Type de poème : Animaux
335 lectures du poème
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Sissy de Vaulry, reine des champs.

 

Il y avait un miroir et derrière ce miroir.

Encore d’autres miroirs, qui cachent par le parement.

Brillant de devantures, de vitrines et d’histoire.

Le manège enchanté, fermé par chagrins d’enfants.

 

Les nuages sont bien loin, mais le ciel est si bas.

Que même sans un destin, on ne sait où l’on va.

Cherchant encore longtemps, le besoin de tendresse.

Dans ce décès de mots, ça ne manque pas d’adresse.

 

Et si son malheur naviguait encore un peu par là.

Par tous les actes de feu et pourtant tellement froid.

Bon devant, dur derrière, ce n’est plus un autrefois.

Seulement les restes d’un écho passé, devant le ça.

 

Alors le cheval fougueux, à la patte brisée, esseulé.

S’ébroue doucement devant la main de son cavalier.

T’ais-je bien servi, semble t’il espérer, alors j’élude.

Fais ton devoir bon maître, abrége par mansuétude.

 

Ces dix ans de galops, de chevauchées interminables.

De naseaux collés à ton front, quand le malheur régnait.

D’enfants que tu fus, à émérite aujourd’hui, monnayable.

Allez vas-y mon grand, même pas une larme ne va couler.

 

Non que le souci de me remplacer, ne semble pas t’animer.

Je n’attends plus rien tu sais, qu’honorablement se terminer.

Notre entente et nos exploits, et de coupes en championnats.

Allez mon grand, je suis vieille et finie, ne m’abandonnes pas.

 


 

Ecrit par isa90 le 20/01/10
beaucoup d'emotions, on attends presque la suite.
bisous
isa

 

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