MARY L’ORANAISE
Toi qui n’as pas connu, les Aurès Nemencha
Qui n’a pas arpenté les gorges de la Chiffa
Qui n’a pas vu les singes sauter sur les rochers
Si tu savais, si tu savais !!
Toi qui n’as pas connu la plage de Moretti
Les brochettes, le rosé, du bled de Staouéli
Et cette mer si bleue, caressant les rochers
Si tu savais, si tu savais !!
SI TU SAVAIS mon frére, si tu savais pourtant
Combien était jolie notre ville d’ORAN
L’Hôtel de ville, trônant, encadré par deux lions
Montures pour les gamins, autant, filles que garçons
Je n’ai pu rapporter, qu’une photo jaunie
Ou figure la maison, ou j’aurai vu le jour
Comportant, un deux pièces donnant sur une cour
Tabernacle sacré, c’est la que j’ai grandi
Je me souviens encore de cet escalier droit
Donnant sur le patio, que pépé notre sage
Descendait doucement, à huit heures le matin
Pour donner à manger a nos petits lapins
Je revois en pensées les cyprès du cimetière
Lui mon papa au moins aura gardé sa terre
Il est resté là-bas, cet aigle terrassé
Sous un bout de terrain qu’il aura tant aimé
Je me souviens encore de cette rue Tirman
Ou se trouve dresser, la maison des parents
Et la Jeanne d’arc a cheval, ne fut pas oublié
Elle partit avec nous pauvre peuple démembré
Le plus dur fut pour moi, sur le pont du bateau
J’avais juste deux valises et un petit matelas
En passant la jetée, ne me retournant pas
Je regardais au loin, ravalant mes sanglots
A toi MARY je n’ai pu m’empêcher de pleurer
En écrivant ce poème……..Ton ami. RENE
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