Jean de la Lune,
Pierrot le Fou ,
C'est toi qui m'a donné le plus long Baiser du monde.
Du Plus profond de cette nuit profonde,
Dont j'ai savouré chaque seconde ,
Il me reste encore ,
Le souvenir du goût de tes lèvres.
Je ressens toujours dans le corps ,
La chaleur de cette tendre fièvre ,
Qui m'a poursuivie jusqu'ici ,
Pour écrire ces lignes aujourd'hui.
Nos deux coeurs alors adolescents ,
Embrasés par un feu incandescent ,
Tourbillonnaient comme dans une danse ,
Virevoltaient par dessus nos yeux soudain immenses.
De baiser en baiser en baiser ,
J'ai bien cru que j'allais cesser de respirer..
Privée d'oxygène pourtant , je revivais ,
Pour replonger enivrée , comme en apnée ,
Dans l'étrangeté de cette nuit enchantée.
Le bonheur de nous découvrir illuminait nos visages ,
Nos rires clairs fusaient dans la nuit.
Non , vraiment , jamais , je n'ai pu oublier cette image ,
EBLOUIE ,
De mon visage contre ton visage , de ton sourire ,
Et cette faim gargantuesque de nous assouvir ,
Qui nous secouait de tremblements inouis.
Tu aurais pu m'ensevelir sous tes caresses
Tant j'étais anéantie par tes maladresses tendresses.
J'ai gardé sur chaque centimètre carré de ma peau
La trace indélébile de cette nuit d'allégresse.
C'est toi qui m'a donné le plus long baiser du monde.
La mémoire de la peau m'a poursuivie jusqu'ici ,
Pour écrire ces lignes aujourd'hui.
Jean de la Lune ,
Pierrot le Fou ,
S'il ne me restait plus qu'un homme à chercher ,
Tu serais celui-là.
Et moi.... , je serais là...
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