Je ne serais parti qu'avec une telle merveille,
un ange aux formidables parfums et tout ce miel
s'échappant de sa bouche qui ne connaissait fiel.
Alors je voyageais sans vœu d'aucun réveil.
J'étais seul dans ses bras, caressé par sa voix
qui chantait toute une vie de songes et de victoires
je n'aspirais qu'aux jours des tendres échappatoires
aux questions qui toujours ailleurs seraient ma croix.
Elle était un mystère aux codes fabuleux
un regard pouvait trahir son érotisme
comme un autre pouvait trahir son mutisme.
Mais toujours avec elle, je me sentais heureux.
Elle était le voyage comme la destination
de mes envies réelles, des fictions vespérales
et dans ce doux sommeil j'entendais chaque fable
qu'elle contait à mon cœur comme une consolation.
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